LE TEMPS DE L'ACTION


Ayant depuis trop longtemps agi en réaction face aux attaques qui l'accablaient, le monde taurin a pris un retard considérable. Diverses initiatives montrent heureusement que la tendance s'inverse aujourd'hui.

En France bien sûr où la création de l'Observatoire des Cultures Taurines est entrée dans sa phase finale, mais en Espagne aussi, où, même si la défense s'organise sur deux fronts contrairement en France où l'union prévaut, les actions entreprises vont toutes dans le bon sens.

Celles de la Plateforme ex catalane d'abord, laquelle a trouvé grâce au financement que lui ont offert le Juli et José Tomas un second souffle et une stabilité de bon aloi, et dont le grand projet, indépendemment de divers colloques, est la publication d'un guide de la corrida destiné aux enfants.

Celles de la Mesa del Toro ensuite, mise en place par le secteur professionnel et rejointe par de nombreuses fédérations d'aficionados, qui a pour objectif d'agir au niveau institutionnel, tant à Madrid qu'à Bruxelles, avec pour but final une reconnaissance de la culture taurine par l'UNESCO en qualité de patrimoine culturel unique.

Pour toutes deux, l'apport dialectique - c'est toujours ça - du Partido Popular ne peut qu'être le bienvenu, et l'on imagine que si le 9 mars celui-ci retrouvait le pouvoir après la parenthèse désastreuse Zapatero (au niveau taurin s'entend), de nombreux problèmes seraient immédiatement résolus et la menace écartée pour longtemps.

Sachant qu'entre les deux pays les correspondances sont nombreuses et que les exemples ont servi à étayer dans l'un les attaques lancées dans l'autre (comme dans la demande d'interdiction des mineurs notamment), une normalisation de la situation en Espagne aurait en France des effets hautement positifs. En attendant, des liens étroits sont en passe d'être noués, afin de coordonner les actions et définir les priorités communes d'un côté et de l'autre de la frontière. Ce qui n'avait jamais été fait.


André Viard