AG constitutive de l'Observatoire
en mairie d'Arles
Annonce publique de la création de l'Observatoire devant les arènes d'Arles
Pregon taurino de Ciudad Rodrigo :
point de départ d'une Internationale Taurine


UNE ANNEE LUMIERE


Voici un an pile, le 22 mars 2008, toutes les entités taurines représentatives de l'aficion française se réunissaient à Arles pour donner naissance à l'Observatoire National des Cultures Taurines. Un an à peine, mais au regard de la tâche accomplie et des objectifs déjà atteints, l'impression d'un voyage effectué à la vitesse de la lumière pour rattraper le temps perdu et poser les bases d'un avenir plus serein.

Car l
a création de l’Observatoire a profondément modifié la donne sur le terrain du débat taurin.

Lors des rencontres Animal et Société, l’Observatoire est apparu comme l’interlocuteur incontournable des pouvoirs publics, ce qui a permis de mettre un terme aux attaques en cours qui avaient prospéré faute de réponse organisée de la part du monde taurin :
- L’interdiction d’arènes pour les mineurs a été définitivement écartée.
- Le ministère de l’Education Nationale a confirmé que la tauromachie, en tant que culture régionale, ne devait pas faire l’objet de discrimination en milieu scolaire.
- Aucune des demandes d’interdiction présentées par les associations anti taurines n’a été retenue (interdiction du trident pour les gardians, etc…).

Ces rencontres ont donné lieu également à de nombreuses interventions de l’Observatoire dans les medias nationaux, lesqu
elles ont eu un résultat dévastateur pour la SPA qui s’était mise en première ligne et a subi une défaite amplifiée par l’aveu que le président de l’Observatoire a obligé sa présidente à faire : 100.000 animaux domestiques sont euthanasiés chaque année dans ses refuges.

Durant l’été
, diverses autres attaques ont été déjouées :
- Des spots anti corrida programmés dans les cinémas de Dax et Bayonne ont été déprogrammés.
- La polémique lancée par l’Alliance Anti Corrida au sujet de la participation à des becerradas du jeune Michelito s’est retournée contre elle, les quatre plaintes déposées ayant été classées sans suite et les medias ayant pris conscience d’avoir été manipulés.
- L’Observatoire a obtenu des pouvoirs publics que la manifestation des anti taurins à Dax soit interdite à l’intérieur d’un périmètre de 500 mètres autour des arènes. Les retombées médiatiques de la manifestation ont été très faibles pour les associations anti taurines, sans commune mesure avec ce qui s’était passé l’année précédente.
- L’Observatoire a demandé à l’UVTF de préconiser cette mesure de prévention auprès de toutes les villes membres, ce que celle-ci a fait par courrier.
- L’Observatoire est intervenu à la demande des organisateurs de la feria de Rieumes auprès du maire de la ville qui voulait interdire l’entrée des arènes aux enfants, suite à une demande d’associations anti taurines. L’arrêté municipal qui était prêt n’a pas été publié.
- L’Observatoire est intervenu à l’automne auprès du Premier Ministre pour contrer la demande d’interdiction de commercialisation de la viande de toros demandée par diverses associations.

De manière générale,
et c’est le plus important, sur tous les dossiers l’Observatoire a gagné la bataille de la communication et imposé un discours positif sur la culture taurine. Il n’est plus concevable aujourd’hui que des campagnes médiatiques contre la corrida se développent en l’absence de tout avis contraire, ce qui constitue un immense progrès.


Pourtant, au-delà de ces résultats indéniables, le plus important pour l'avenir est qu'une dynamique est née et que la preuve a été apportée que l'union des entités taurines au sein de ce projet était une nécessité : toutes ont embarqué quand il le fallait dans cette aventure commune pour laquelle il n'y a pas de marche arrière et dont les actions se font sentir au niveau international dans la mesure où une collaboration étroite avec des organisations semblables créées dans les autres pays taurins aboutira un jour à l'émergence d'une véritable "internationale taurine" qui permettra de globaliser la défense de notre culture et d'en systématiser des avancées en suivant les pistes ouvertes par le Pregon prononcé à Ciudad Rodrigo en février dernier et dont les bases pourraient être posées à Séville en avril prochain.

André Viard

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