KOSCIUSKO SORT DE L'ARMOIRE ET SE FAIT FAUCHER


La secrétaire d'état à l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet dont un des objectifs est la création d'un bureau de la condition animale et à partir duquel elle modifierait en profondeur le droit français conformément aux thèses les plus radicales de la deep écologie, vient de subir un sérieux revers de la part de sa propre majorité.

Il n'est pas très élégant de se réjouir du malheur des autres, mais lorsque l'on connait les sentiments que porte madame Kosciusko-Morizet aux aficionados, celle-ci voudra bien nous pardonner de ne pas la plaindre pour le sérieux camouflet qu'elle vient de recevoir pour avoir, dans un autre domaine qui lui tient à coeur, tenté d'entraîner à sa suite le groupe UMP qui ne l'a pas suivie. Engueulades, rappel à l'ordre, plates excuses... En une petite demie-heure, madame Kosciusko est sorti de l'armoire puis s'est fait faucher sur une banale histoire d'OGM dans laquelle elle a reçu le soutien
de Greenpeace et de France Nature Environnement, deux de ses meilleurs alliés, lesquels n'ont pas hésité à dénoncer le "procès en sorcellerie" instruit contre elle par l'UMP.

Ce qui ne manque pas de sel lorsque l'on considère celui qui a été instruit contre le monde taurin depuis un an déjà par l'écologie radicale. Contrainte à présenter des excuses par le Premier Ministre sous peine de devoir démissionner, la secrétaire d'état a donc obtempéré illico, ce qui semble indiquer que sa carrière passe avant ses idées, ce qui est plutôt bon signe. Privée de voyage au Japon en compagnie de François Fillon, priée de rester chez elle plutôt que de paraître sur les bancs de l'Assemblée, madame Kosciusko devait être hier soir désignée secrétaire générale adjointe de l'UMP, mais aux dernières nouvelle ce n'est pas gagné pour la suite.


Et ce qui ne l'est sans doute pas non plus, c'est sa capacité à faire admettre désormais ses vues au sein de l'UMP. Pour tout dire, sans aucune considération politique mais au vu de sa ferme intention de militer pour l'abolition des corridas, cela ne nous chagrine pas.

André Viard