LE CAS MICHELITO


Alors qu'en France les anti taurins harcèlent les ministères pour obtenir l'interdiction d'entrée aux arènes pour les mineurs de quinze ans, au Mexique, le jeune Michelito, dix ans à peine, est en passe d'être reconnu comme le meilleur espoir de sa génération.

Une génération prolifique puisque ce ne sont pas moins d'une douzaine de mini toreros qui font parler d'eux au Mexique, au point que la plupart des grandes arènes organise des spectacles de promotion.

Et Michelito, fils de notre compañero Michel Lagravère, est en train de s'y tailler la part du lion. Précoce, il donna ses premiers muletazos âgés de cinq ans à peine dans la ganaderia de San Salvador, Michelito a débuté en public l'an passé à Queretaro où tout de suite il avait attiré l'attention. Cinquante sept courses plus tard, toutes toréées en 2007, Michelito s'impose comme un futur torero important, au Mexique en tous cas, et les résultats obtenus en 2008 confirment sa trajectoire ascendante : 17 courses déjà pour 38 oreilles coupées et 10 queues, dont certaines dans des arènes importantes comme San Marcos de Aguascalientes, Morelia, Huamantla, Pachuca, Texcoco ou Mérida, mais aussi au Guatemala et à Acho au Perou où il a combattu seul quatre becerros.

Cet été, Michelito se produira aussi en France et il faut lui souhaiter que sa popularité croissante au Mexique n'en sera pas affectée, le public français étant le plus difficile au monde, surtout vis-à-vis des siens.


André Viard