Au jour d'aujourd'hui, telle est la situation de la billeterie de Nîmes : 27% de places vendues en plus que l'an passé à pareille époque, ce qui confirme l'immense engouement soulevé par la tauromachie... et la feria nîmoise.
À Barcelone aussi, que certains prétendent anti taurine, la Monumental a enregistré deux magnifiques entrées, une samedi quand elle était aux trois quarts pleine pour assister au triomphe du Cid, et un plein absolu hier pour assister à l'une des rares confrontations entre le Juli et José Tomas.
Confrontation tronquée en raison du manque de race de la corrida de Domingo Hernandez, et qui a tourné à l'avantage du Juli, mieux armé techniquement et dont le toreo polymorphe s'adapte mieux que celui de José Tomas aux toros décasté.
Et c'est bien à ce niveau que se situe l'inquiétude : le début de saison est calamiteux, avec les désastres ganaderos de Séville, les résultats moyens de Castellon et Valence et le week-end barcelonais.
Remarquez que les anti taurins se fichent bien pas mal que les toros embistent ou pas, et qu'ils se fichent aussi que les corridas commerciales soient moins performantes que les dites toristas. D'autant que de côté-là non
plus Séville n'a guère brillé...
Il reste donc à espérer que les deux rendez-vous français de cette pentecote restaurée donneront satisfaction à l'aficion française. À Nîmes, on s'attend à battre des records d'entrée, tandis qu'à Vic on espère améliorer les chiffres de la saison dernière.
Un mot sur Garlin que l'on serait impardonnable d'oublier, on semble avoir réalisé - depuis plusieurs années - la synthèse parfaite : des novillos raisonnablement présentés et qui embistent bien. Olé !