NOVILLADA DE PLAISANCE


EXCELLENTE NOVILLADA DU LARTET

Sans accabler les jeunes toreros du jour, les lauriers reviennent incontestablement aux novillos de Paul et Jérôme Bonnet, bien présentés avec du poids et des cornes et qui ont développé bravoure et caste. Les premier et dernier ont eu droit à une vuelta avec mention au dernier particulièrement brave et noble. Tous sont sortis avec une caste positive, de la force et du jus et ces qualités ont posé bien des problèmes aux jeunes novilleros nettement en dessous du lot.

Jeronimo Delgado, salut et vuelta, Miguel Cuartero, silence et silence et Mario Guirao, oreille et silence.

Delgado est celui qui possède le plus de douceur et d’application dans ses gestes. Reste que sa froideur et son toreo technique mais stéréotypé n’engage en rien l’euphorie dans une arène. Face au noble et très mobile premier, il réalisera un travail technique au point avec des séries de droitières ajustées mais le répertoire de ses passes est monotone et longuet. 1/3 d’épée dans l’épaule, un pinchazo, un avis, une vilaine atravesada, salut au tiers et vuelta au novillo. Face à son second même prestation technique surtout au capote où il se montre très puesto. Corrigé sans dommage pendant la faena, le colombien assure le minimum et se montre brillant lors de deux séries de naturelles particulièrement lentes. Une entière basse, vuelta, le président aurait pu lui accorder l’oreille.

Miguel Cuartero n’a pas démérité mais a besoin de beaucoup toréer. Débordé face à son premier, il se fera engancher la muleta à plusieurs reprises et cela ternira ses deux ouvrages. Vilain bajonazo et 3 descabellos au premier et 2/3 d’épée dans le cou, une demie perpendiculaire dans l’épaule et atravesada, silence et silence.

Mario Guirao a fait preuve de vaillance et de pundonor. Efficace aux banderilles dans ses deux prestations, il proposera un travail intéressant face au premier avec quelques séries droitières bien exécutées. Avec une épée enfouie au ¾ avec plus de chance que d’habileté, il récolte une oreille. Face au dernier, le meilleur du lot, il se montrera un peu emprunté voir débordé dans certaines situations. Grosse défaillance à la mort avec une vilaine atravesada, un pinchazo, un avis, un nouveau bajonazo contraire, silence et vuelta méritée à l’excellent novillo de Bonnet. Très bonne organisation de la pena Vivement 5 heures ! Demie arène, soleil de plomb et un peu de vent. Jean-Paul Campistron

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