Les excès constatés dans les ferias de juin organisées en Espagne où l'on a pris l'habitude que les figuras soufflent un peu après 'effort de Madrid et abusent de leur pouvoir pour baisser le niveau de leurs adversaires ne doivent pas inquiéter les aficionados français.
Les grandes ferias de l'été, Mont de Marsan, Béziers, Dax et Bayonne ont en effet compris depuis longtemps que l'aficion française ne tolère plus les corridas insuffisantes que l'on y vit parfois. C'est le cas à Béziers depuis longtemps, de même qu'à Bayonne, tandis qu'à Dax et Mont de Marsan un effort aprticulier semble avoir été fait dans ce sens cette année. Sans tomber dans l'excès, on annonce partout des corridas bien présentées.
Seront-elles bonnes ? Personne ne le sait. Ce que l'on sait en revanche c'est que la réponse du public sera bonne : à Dax, on a conservé sans problème le niveau des abonnés : 6300. Un record en France et en Espagne où, hormis des arènes comme Madrid, Séville, Pamplona et Bilbao, peu d'arènes atteignent ce niveau qui représente, il faut le préciser, presque 90% de la capacité totale de l'arène.
A Bayonne, à plus d'un mois de la première corrida et alors que les places ne sont pas encore en vente, 30.000 sont déjà vendues au travers des cinq formules d'abonnement proposées. En tête, la corrida de José Tomas, puis le seul contre six du Juli, puis la corrida du 6 septembre avec Ponce, Juan Bautista et Castella, et celle du 15 août avec Morante. Restent à la traine, la corrida de Anan Romero et celle de Miura.
A Mont de Marsan, un "no hay billetes" est déjà affiché : le premier jour, avec les toros de La Quinta pour Fundi, le Juli
et Juan Bautista. Pour le mardi, seconde corrida du Juli, plus que cinq cents places à la vente. Viennent ensuite la corrida du samedi, dont Castella est la tête d'affiche, et celle du lundi qui repose sur les épaules de Ponce : pour ces deux-là, 1000 places encore. Plus loin derrière avec 2000 billets à vendre, la corrida de Fuente Ymbro qui sera aidée au dernier moment par le public du dimanche.
Un fait objectif doit être relevé : aussi bien à Bayonne qu'à Mont de Marsan, les corridas qui "marchent" sont celles des figuras, celles qui sont à la traîne sont les "toristas". Ce qui justifie a posteriori l'équilibre choisi par les deux arènes dans leur programmation, laquelle est basée sur la présence des figuras, sans pour autant renoncer aux autres. Et si les corridas des figuras sont aussi bien présentées qu'on l'annonce et que les corridas toristas permettent aux toreros de s'exprimer, nous ne serons pas loin de la temporada parfaite dont chacun rêve.