Invité par notre confrère burladero pour participer à un tchat avec les aficionados, Simon Casas aurait pu tomber dans un traquenard sordide si les courageux anonymes qui dénaturent à tout bout de champ la moindre info avaient été au rendez-vous.
Ils y furent le soir de l'annonce des cartels de Valence, grâce à la faculté que notre confrère leur accorde de donner leur avis. Et ils furent conformes à ce que l'on peut malheureusement attendre d'opinions anonymes : globalement destructeurs, voire haineux.
C'est sans doute une maladie du siècle, que ce besoin contradictoire d'exister sans se nommer, et j'ai du mal à comprendre comment un site d'information aussi bien fait peut prendre le risque de laisser dénaturer de cette manière les infos qu'il donne.
Nous reparlerons de cet aspect des choses un jour prochain, l'objet de ma réflexion étant tout autre.
Ce tchat, donc, fut d'une courtoisie extrême, et les opinions exprimées le furent toutes dans un grand respect.
Il serait intéressant de connaître l'âge des intervenants, de même que leur parcours en aficion, pour essayer de profiler le public de demain, celui qui a déjà fait siennes les technologies modernes, au point de bouleverser les
techniques de communication d'un mundillo parfois pris de vitesse par la grande flexibilité de la toile, mais aussi par ses effets déformants.
Mieux que la plupart des autres grands empresarios taurins, Simon Casas domine ce nouvel outil qui colle parfaitement à son sens de la formule et parfois aussi à son goût de la provocation. Mais hier, la réserve polie des tchateurs ne le poussa à aucun moment dans ses retranchements, lui permettant de consolider son image d'empresa responsable... dont l'objectif, plus que jamais depuis qu'il dispose d'une vitrine aussi prestigieuse que Valence, demeure Las Ventas.
André Viard