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Abanto
: se dit d'un toro qui tarde à se fixer.
Il peut, soit courir autours de la piste, soit s'installer vers le centre du ruedo.
Le fait qu'un toro soit abanto à sa sortie ne veut pas dire qu'il ne sera
pas brave par la suite. Abono
: littéralement, l'abonnement. De façon
plus générale, en Espagne, le terme abono désigne l'ensemble
de la programmation d'une feria. On parle de l'abono de Séville, l'abono
de San Isidro
L'abono qualifie souvent la partie la plus importante de la
programmation d'une arène, restant hors abonnement les spectacles secondaires
du reste de la temporada. Acoso
y derribo : des verbes acosar et derribar, poursuivre
et renverser. Faena campera par excellence, durant laquelle deux cavaliers porsuivent
un jeune taureau dans les champs et le renversent en le poussant du bout de leur
garrocha afin de mesurer sa combativité. Adorno
: nom donné à toute passe ou toute
attitude d'enjoilvement. La plupart du temps, l'adorno vient en conclusion d'une
série de passes, à la cape ou à la muleta. Mais il peut aussi
intervenir paradoxalement à la suite d'un accrochage au cours duquel le
matador a été mis en danger. Il s'apparente alors à un desplante Afeitar
: et par extension, afeitado. Littéralement,
raser. Le terme est employé pour désigner l'opération qui
consiste à épointer ou arrondir légèrement le bout
d'une corne. Pratique formellement interdite par le règlement et l'éthique,
elle n'en est pas moins utilisée parfois. Pourquoi le terme de raser est-il
utiliser ? Parce que, dit-on, lorsque l'on raccourcissait autrefois le bout d'une
corne, on prenait soin de couper les poils qui recouvraient sa base, afin de lui
rendre une longueur apparente sensiblement équivalente. Aficion
: et par extension aficionado. Littéralement
passion, goût prononcé. On peut être aficionado au rugby, aficionado
au foot-ball, à la chasse ou à la lecture. Mais dans le langage
courant, le terme aficionado désigne essentiellement " l'aficionado
a los toros " . Amateur éclairé, celui-ci est plus qu'un simple
spectateur. Le terme de passion n'est donc pas trop fort pour le traduire, l'aficionado
étant un passionné. Aguante
: du
verbe aguantar = attendre. L'aguante est une des qualités essentielle du
torero. Celle qui lui permet d'attendre de pied ferme la charge du toro en supportant
ses regards. Le manque d'aguante provoque les hésitations et souvent les
déroutes : lorsque le torero ne parvient pas à prendre l'ascendant
sur le toro et recule, il abandonne la direction des opérations à
celui-ci. Al
alimon : se dit d'une sueret réalisée
de concert par deux toreros qui font passer le toro entre eux. Généralement
il s'agit de quites réalisés " al alimon ", chacun donnant
le même type de passe avec la cape. Mais il peut arriver aussi que deux
personnes toréent " al alimon " en tenant chacune un bout de
la même cape. Inutilisée dans le cadre des corridas, cette suerte
est surtout pratiquée lors de fiestas camperas au cours desquelles les
professionnels permettent ainsi à des spectateurs de toucher du doigt la
réalité de l'arène
face à de petites vaches.
Alguazil
: officier
de police des siècles passés, l'alguazil avait pour mission de faire
débarrasser l'arène de tous les spectateurs qui l'avaient envahie
avant que ne débute la corrida. Par la suite, il est devenu dans le spectacle
moderne le porte parole en piste de la présidence qui exerce l'autorité.
Alternative
: cérémonie au cours de laquelle
deux matadors (un parrain et un témoin) admettent dans leurs rangs un novillero
qu'ils considèrent digne d'accéder au plus haut niveau de la profession.
L'alternative détermine l'ancienneté de chaque matador dans la profession,
ce qui détermine à son tour leur ordre de passage lors des corridas.
L'alternative peut être prise dans n'importe quelle arène, mais on
ne saurait réaliser une carrière sans l'avoir confirmée à
Madrid. Almohadillas
: en espagnol, coussins. Ceux que l'on distribue
dans les arènes pour le confort des spectateurs, mais qui servent aussi,
parfois, à manifester leur mécontentement. Les coussins sont alors
jetés sur la piste, voire en direction des toreros à la fin du spectacle.
Sortir " sous les coussins " est synonyme pour le torero de profond
désaccord avec son public. Apoderado
: fondé de pouvoir. Simple secrétaire
du torero aux temps de Joselito et Belmonte, l'apoderado est devenu depuis Camara
qui fut celui de Manolete, le véritable imprésario du torero, celui
qui accepte ou refuse les contrats, en discute les termes et gère en définitive
l'ensemble de la carrière. Areneros
: ce sont les hommes de piste, ceux qui sont
chargés de remettre le sol en état au terme de chaque combat. Arrastre
: du
verbe arrastrar, traîner. Le train d'arrastre, composé de mules ou
de chevaux attelés à un joug, a pour mission de traîner la
dépouille du toro hors de l'arène à l'issue de son combat. Arrimarse
: s'accrocher. Se dit du torero qui fait l'effort
de triompher, en acceptant de se passer le toro très prés. Astifino
: de asta fino, corne pointue. Désigne
les taureaux dont l'extrémité des cornes est très pointue.
A contrario, les taureaux dont les extrémités sont arrondies naturellement
ou par usure, sont "astigordos", cornes rondes.
Avis
: au
terme du temps imparti pour la faena, la présidence avise le torero qu'il
est temps d'en terminer. Les deux premiers avis, donnés par la trompette,
sont un simple rappel du temps qui passe. Le troisième, et dernier, signifie
l'ordre donné au matador par la présidence, de se retirer. Les trois
avis sont synonyme de sanction et le toro rentre alors vivant au toril. -
B - Banderillero
: poseur de banderilles. La cuadrilla du matador
se compose de trois banderilleros dont les rôles sont parfaitement définis.
Les deux lidiadors prennent en charge la lidia complète d'un taureau chacun
et posent deux paires de banderilles sur l'autre, tandis que le troisième
banderillero de la cuadrilla pose une banderille sur chacun des deux taureaux
et porte le coup de puntilla.. Banderilles
: baton orné de papier coloré et
terminé par un harpon, que les banderilleros posent par paires sur le dos
du taureau durant le deuxième tercio. Selon l'encyclopédiste José
Maria de Cossio, le terme de banderille pourrait dériver de celui de bandera,
drapeau, en raison de la forme primitive de cet instrument tel qu'il était
utilisé au XVI ème siècle. Becerras
: jeune vache de deux ans. Les becerras sont
toréées dans les élevages durant les tientas. Celles qui
sont reconnues aptes à la reproduction en raison de leur combativité
rejoignent le troupeau des reproductrices, tandis que les autres sont éliminées. Bravoure
: qualité fondamentale du taureau de combat.
La bravoure se manifeste par la promptitude du taureau à charger, par la
répétition inlassable de ses charges, par l'abnégation dont
il fait preuve face aux différents adversaires qu'on lui oppose, notamment
le picador. Burraco
: couleur du taureau noir avec des taches blanches. -
C - Cabestro
: boeuf dressé dont le rôle est
de guider les taureaux dans le campo et les dépendances des arènes
afin de faciliter le travail des ganaderos. Campo
: littéralement le champ. Désigne
globalement l'environnement du taureau. Cape,
ou capote : leurre de toile utilisé par
le matador durant le premier tercio et par les banderilleros tout au long de la
lidia. Il s'agissait à l'origine de la cape que portaient sur leurs épaules
les aides à pied des seigneurs qui affrontaient le taureau à cheval
et dont ceux-ci commencèrent à se servir pour détourner les
coups du taureau quand il avait renversé le cavalier. La cape possède
généralement une face rose et un revers jaune, voire bleu, vert
ou mauve. Capeas
: version primitive du spectacle taurin au cours
de laquelle les amateurs affrontent le taureau sans protocole sur la place principale
des villages ou dans des arènes rudimentaires. Les capeas sont aujourd'hui
strictement règlementées en raison des risques qu'elles font courir
aux participants et parfois même au public. Carreton
: "petite charette". Le terme désigne
le taureau à roulettes que les toreros utilisent habituellement pour leur
entraînement. Le carreton sert à répéter les gestes
techniques des passes, de la pose des banderilles ou de l'estocade. Le carreton
est également utilisé par les rejoneadors pour entraîner leurs
chevaux. Chaquetilla
: "petite veste". Désigne le
haut du costume de lumières, veste courte richement ornée de broderies
et dont des ouvertures pratiquées sous les bras permettent au matador une
grande liberté de bras. Chiquero
: compartiments du toril dans lequel les taureaux
sont enfermés le midi de la course afin de faciliter leur sortie en piste
dans l'ordre prévu par le tirage au sort. Compañero
: "camarade". Les matadors ayant toréé
ensemble se désignent ainsi entre eux. Competencia
: "rivalité". La competencia
est souvent le sel d'une corrida en raison des efforts que font alors les matadors
pour surpasser leurs compañeros. Dans l'histoire de la tauromachie, certaines
competencias sont restées célèbres pour avoir marqué
leur époque, comme celle, par exemple, qui opposa Juan Belmonte à
Joselito au début du XXème siècle. Cornada
:: coup de corne que donne le taureau. Par extension,
le terme désigne le coup de corne reçu par le torero. Selon sa gravité
et sa portée, la cornada est qualifiée de "envainada",
sous cutanée, "de espejo", littéralement de miroir, ainsi
que l'on désigne celles que le torero reçoit au visage, "de
caballo", littéralement de cheval, pour désigner son importance,
"limpia", c'est à dire propre, pour préciser qu'elle ne
porte pas atteinte à des organes vitaux. Le terme "cornadon"
désigne une cornada très grave. Corrida
: littéralement course. Par extension,
le terme désigne le spectacle taurin, mais aussi le lot de six taureaux
présenté par le ganadero. On parlera ainsi de la "corrida de
Miura"... Quand les taureaux sont très bien présentés,
on parle de "corridon de toros". Cortijo
: "petite cour". Désigne les
corps de bâtiment construits au milieu des ganaderias andalouses. Cuadrilla
: équipe qui accompagne le matador. La
cuadrilla se compose de trois banderilleros, deux picadors et un valet d'épée,
lequel est chargé d'entrentenir le matériel et la garde-robe du
torero, ainsi que de régler tous les problèmes d'intendance. -
D - Dehesas
: grandes étendues dans lesquelles sont
élevés les taureaux de combat. Despedida
: lorsque
le torero abandonne la profession en mettant un teme à sa carrière,
il fait sa despedida. Certains toreros choisissent de mettre en scène leur
départ au cours d'une corrida dite de despedida. D'autres le font de façon
plus discrète en annonçant après coup qu'ils ne revêtiront
plus le costume de lumières. Doma
vaquera : dressage spécifique de labeur
pour les chevaux utilisés dans les ganaderias pour le maniement des taureaux. -
E - Empresario
: entrepreneur.
Le terme désigne les organisateurs de spectacles taurins. Encaste
: branche particulière issue des différentes
races primitives de taureaux braves et de leurs croisements entre elles. Encierro
: Action d'enfermer les taureaux. À l'origine,
on conduisait à cheval les taureaux de l'élevage vers les abattoirs.
La tradition de ces courses folles dans les ruelles des faubourgs des villes s'est
perpétuée jusqu'à nos jours et le terme désigne maintenant
les lachers de taureaux sur des parcours fermés qui sont organisés
dans de nombreuses ferias. Les plus célèbres sont les encierros
de Pamplona. Estocade
: coup d'épée. L'estocade est devenue
au XVIII ème siècle l'apanage du matador de toros, lequel a pris
le pas sur tous les autres acteurs de l'arène. -
F - Faenas
camperas : littéralement travaux des champs.
En matière d'élevage de taureaux, le terme désigne toutes
les opérations spécifiques réalisées dans les ganaderias
et qui rythme la vie du taureau : le seuvrage, le marquage, la tienta, l'embarquement... Farpas
: "pointe" en langue portugaise. Le
terme désigne la banderille au harpon très large et à la
hampe pré-découpée que les rejoneadors utilisent pour recevoir
le taureau lors du premier tiers dans les corridas portugaises. Dans les corridas
de rejoneo, en lieu et place des farpas, les cavaliers utilisent les "rejones
de castigo" Finca
: propriété agricole. Par extension,
le terme désigne les ganaderias. Forcados
: À l'origine des corridas équestres
données au Portugal, des hommes à pied armés d'une lance
appelée "forcado" en langue portugaise, protégeaient des
assauts du taureau la tribune sur laquelle était installé le roi
et sa cour. Par extension, on désigna ainsi les aides du cavalier qui furent
chargés par la suite d'attraper le taureau pour le reconduire au toril
quand l'interdiction de tuer celui-ci en piste se généralisa. -
G - Ganaderias
: de ganado, bétail. Les ganaderias bravas
sont les élevages de taureaux de combat. Les premières ganaderias
consacrées exclusivement à l'élevage du taureau brave apparaissent
au XVIII ème siècle. Auparavant, parmi les troupeaux élevés
pour la viande, les propriétaires se contentaient de réserver pour
les jeux taurins les animaux dont ils devinaient l'agressivité supérieure.
Ganaderos
: éleveurs. Les ganaderos de bravo apparaissent
au XVIII ème siècle quand la demande en taureaux de combat se généralise
et qu'il devient nécessaire d'élever à part les animaux que
l'on destine à l'arène. Commence alors un peu partout un minutieux
travail de sélection en vue de développer la bravoure du taureau
à travers des lignées entières. Garrocha
: longue perche de bois utilisée au campo par les cavaliers pour manoeuvrer
le bétail ou le renverser lors de l'acoso y derribo. -
L - Lidia
: ensemble
des suertes réalisées dans l'arène lors du combat du taureau.
La lidia se divise en deux grandes parties, celle que l'on fait à pied
et qui est le propre du matador et de ses banderilleros, et celle que font à
cheval le picador ou le rejoneador. Depuis Paquiro au début du XIXème
siècle, la lidia est faite de logique, le but étant pour le torero
d'assurer progressivement sa domination sur le taureau. Lidiador
: celui qui assume la lidia. Le lididador principal
est le matador, mais le terme désigne aussi le banderillero chargé
de le suppléer face au taureau. Par extension, le terme désigne
le matador reconnu comme un grand spécialiste de la lidia. -
M - Maestro
: maître. Par extension, le terme désigne
tous les matadors ayant pris l'alternative. Marisma
: marais. Zones humides où le bétail
sauvage, dont le taureau brave avant son élevage au sein des ganaderias,
a toujours trouvé refuge. On trouve les marismas dans les trois grands
deltas européens : celui du Guadalquivir en Esagne, du Tage au Portugal
et du Rhône en France, qui ont pour point commun d'être des zones
d'élevage de taureaux braves. Matador
de Toros : littéralement "tueur de
taureaux". Depuis le début du XVIII ème siècle le terme
désigne la corporation formée par ceux qui portent l'estocade à
pied et face au taureau, et ont reçu l'alternative. Chaque matador contemporain
possède ainsi une généalogie qui remonte à travers
les parraisn successifs, jusqu'aux orignes de la tauromachie pédestre. Morrillo
: masse musculaire proéminente située
dans le haut du cou du taureau. En théorie, le taureau doit être
piqué dans le morrillo afin que les blessures qu'il reçoit soient
moins pénalisantes que si elles sont portées à la base de
celui-ci, à la verticale des épaules. Muleta
: littéralement béquille. Leurre
utilisé par le matador durant le troisième tercio et composé
d'une béquille de bois sur laquelle est tendue une pièce de drap
rouge dont la forme, lorsqu'elle est dépliée, rappelle celle d'un
coeur. À l'origine, de simples rubans de couleur étaient accrochés
à la béquille qui était alors utilisée pour détourner
le coup de taureau au moment de l'estocade. -
N - Noblesse
: le concept de "noblesse" chez le
taureau brave est apparu dans la première moitié du XXème
siècle, quand Juan Belmonte montra que l'on pouvait infléchir la
charge violente et rectiligne du taureau en une trajectoire courbe plus harmonieuse
qui a permis le développement du toreo moderne, lequel n'a pu évoluer
que grâce à la faculté du taureau de répondre en permanence
et de manière immédiate aux "ordres" donnés par
les leurres. Cette bravoure permanente et franche a pris le nom de noblesse. -
P - Parar,
templar, mandar et cargar la suerte :
Être immobile, ralentir le mouvement, commander et
peser sur la charge. Tels sont littéralement traduits les grands principes
du toreo moderne. Paseo
: défilé inaugural de la corrida.
Derrière les alguaziles à cheval, les trois matadors ouvrent la
marche, suivis au deuxième rang par les trois banderilleros du matador
le plus ancien, au troisième rang par ceux du second dans l'ordre d'alternative,
au quatrième par ceux du matador le plus jeune. Ensuite viennent les picadors,
suivis des monosabios chargés de préparer leurs montures, puis du
personnel de piste. Au terme du paseo, le président de la corrida remet
symboliquement à l'alguazil les clés de la porte des torils, l'autorisant
ainsi à faire débuter la course. Peón
: littéralement ouvrier. Le terme péon
désigne les auxiliaires à pied du matador que l'on appelle aussi
les banderilleros. Picadero
: manège de taille réduite où
les rejoneadores préparent leurs chevaux. Picador
: subalterne à cheval du matador. Chaque
matador engage deux picadors dans sa cuadrilla dont le rôle sera de piquer
un taureau chacun. Placita
: petite arène. Désigne habituellement
les arènes privées que chaque éleveur possède à
l'intérieur de sa ganaderia afin de procéder aux tientas. Plaza
Mayor : Place principale. Les plaza mayores de
Madrid ou Salamanca furent le théâtre des premières corridas
de taureaux. On fermait alors les rues débouchant sur la place et les spectateurs
s'installaient sur les balcons ou sur des gradins improvisés. Dans certains
villages d'Espagne, la plaza mayor est toujours utilisée comme arène.
C'est le cas par exemple à Ciudad Rodrigo ou à Algemesi. Pinchazo
: littéralement "piqure". Se
dit d'un coup d'épée qui ne pénètre que de quelques
centimètres, quand la lame butte sur un os, l'omoplate généralement. Puntilla
: couteau court à lame plate utilisé
par le troisième banderillero de la cuadrilla que l'on nomme aussi le puntillero
pour donner le coup de grâce au taureau blessé à mort. -
Q - Quiebro
: écart. Le terme désigne tout
aussi bien l'écart donné par le rejoneador que celui du banderillero
ou de l'écarteur landais. Dans les trois cas il s'agit en effet de dévier
la charge du taureau par un appel du pied (ou des sabots) avant de se laisser
glisser sur le côté opposé tout en posant les banderilles
(sauf dans le cas de l'écarteur landais). -
R - Recortadores
: se dit du torero qui réalise un recorte
(razet), aux banderilles par exemple, mais aussi des spécialistes aragonnais
qui disputent chaque année un championnat de razets face à des taureaux
en pointe. Recorte
: razet réalisé face à un
taureau en coupant à la course la trajectoire de sa charge.
Rejon de castigo : instrument
utilisé par le rejoneador durant le premier tercio. Il se compose d'une
hampe de bois d'environ un mètre de long et d'une lame plate d'une quinzaine
de centimètres. Le rejoneador pose trois rejones de castigo par taureau. Rejon
de muerte : c'est l'épée que le
rejoneador utilise lors du dernier tercio, emboîtée sur un manche
de bois pré-découpé que le cavalier casse d'un coup de poignet
une fois la lame posée. Rejoneador
: le poseur de rejones. Chaque rejoneador doit
présenter au moins une cheval de plus que de taureaux qu'il aura à
combattre. Rejoneo
: l'art du rejoneo qui consiste à toréer
à cheval provient de l'ancienne équitation guerrière. Réunion
: moment durant lequel torero et taureau se rejoignent
dans la suerte. Leur proximité est alors à son summum. Ruedo
: espace
compris dans l'arène à l'intérieur des barrières.
Le ruedo est séparé virtuellement en trois parties : la zone des
tablas (des barrières), celle du tercio (zone intermédiaire où
sont tracées les lignes blanches qui délimitent le terrain dans
lequel doit se mouvoir le picador) et los medios, zone centrale. -
S - Semental
: taureau reproducteur. Le choix des sementales
est primordial : couvrant chacun une quarantaine de vaches chaque année,
les sementales déterminent l'avenir de la ganaderia. Ils sont soigneusement
choisis lors des "tientas de machos" parmi les meilleures familles de
la ganaderia. Suerte
: toute action réalisée par le
torero devant le taureau. O parle ainsi de suerte de varas pour les piques, de
suerte de banderilles ou de suerte de matar pour la mise à mort. Le mot
suerte se traduit également par chance. -
T - Temple
: du verbe templar = tempérer. La qualité
essentielle que cultivent les toreros et qui consiste à harmoniser la vitesse
du leurre à celle du toro, puis, à l'intérieur de l'équilibre
obtenu, à ralentir son geste pour ralentir la charge du taureau. Temporada
: saison.
Désigne la saison taurine qui va approximativement de mars à octobre. Tentadero
: de
tentar, essayer. Synonime de tienta. Tercio
: tiers. Le combat du taureau se divise en trois
tercios : durant le premier, le matador torée avec sa cape puis place le
taureau face au picador. Durant le second sont posées les banderilles et
durant le troisième le matador réalise sa faena de muleta et porte
l'estocade. Tienta
: essai. Corrida privée et sans mise à
mort durant laquelle le ganadero fait toréer ses jeunes vaches par des
toreros afin de déterminer leur degré de bravoure et de sélectionner
ainsi les mères de ses futurs taureaux. Toreo
: Du verbe toréer. L'art du toreo est
composé de toutes les suertes réalisées dans l'arène
par tous les intervenants de la corrida. Le maestro Domingo Ortega a donné
cette définition du toreo : "Le secret du toreo consiste à
conduire le taureau là où il ne veut pas aller sans le laisser toucher
la cape ou la muleta." Toreo
de salon : pour les toreros, le toreo de salon
consiste à répéter sans taureau les gestes de l'arène
afin de parvenir à une maîtrise totale des leurres et du rythme.
Torista
: amateur de taureaux sérieux. Se dit
des aficionados qui vont aux arènes d'abord pour le spectacle du taureau. Torerista
: amateurs de toreros. Se dit des aficionados
qui vont aux arènes pour voir toréer les toreros sans se préoccuper
des taureaux qui leur sont opposés. Traje
corto : littéralement costume court. Costume
utilisé par les cavaliers andalous et qui par extension deviendra celui
des rejoneadors et des toreros lorsqu'ils participent à des festivals bénéfiques.
Traje
de luces : costume de lumières. Brodé
d'or, d'argent ou de fil noir, le costume de lumières se compose de trois
pièces : la chaquetilla, ou veste, le chaleco, gilet et la taleguilla,
culotte courte qui s'arrête sous le genou. -
V - Voltereta
: accrochage du torero qui est jeté en
l'air par le taureau sans que la corne ne pénètre. Vuelta
:
tour de piste. Récompense attribuée au torero mais aussi, à
titre posthume, à un taureau particulièrement brave.
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