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Comprendre la Corrida

EVOLUTION DE L'ART TAURIN

FRANCISCO MONTES "PAQUIRO"

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"Paquiro"

Avec Francisco Montes Paquiro naît la corrida dans sa forme actuelle. Avant lui le combat du toro n’était qu’une succession anarchiques d’actions individuelles où chacun, picador, banderillero, matador, entrait en scène au gré de son inspiration. Son Traité de Tauromachie paru en 1836 et qui inspirera les premiers règlements officiels, délimite désormais les fonctions de chacun et divise la corrida en trois parties, les tercios. Il assure définitivement la prééminence du torero à pied sur le picador qui n’interviendra plus désormais que dans le premier tiers. Il fixe les formes du costume de lumières, le traje de luces. Mais c’est d’un point de vue technique que l’apport de Paquiro est essentiel. Ayant réalisé la synthèse de toutes les connaissances pratiques et écoles antérieures, il va révolutionner le toreo. Pour lui, la rectitude du toro prend une autre dimension et doit s’entendre comme la perpendiculaire à l’axe du toro : le torero doit se placer entre les cornes au moment du cite. Par rapport à la pratique décrite par Pepe Hillo, il se croise davantage. La passe qui en résulte est pleine d’émotion car le torero doit réellement en chargeant la suerte, dévier la trajectoire du toro sur laquelle il se trouve. Il découvre que pour dominer le toro il est indispensable de commencer la passe dans le terrain que, une seconde plus tard, occuperait la tête de celui-ci si on ne lui avait pas chargé la suerte avec la muleta pour le dévier de sa trajectoire normale. Ce faisant, il découvre ce qui sera le fondement du toreo classique sur lequel le spectacle taurin va pouvoir progresser.

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"Chiclanero"

José Redondo El Chiclanero sera son élève le plus doué. Eclectique, il assimile toutes les techniques connues mais son orgueil le pousse à innover. Malheureusement, tout est déjà inventé et il doit se contenter de perfectionner, ce qu’il fera avec talent. Le premier sans doute il se récrée en toréant, torear a gusto, apportant une dimension artistique jusque là inconnue. Sa competencia avec Cuchares, torero expérimenté et technicien complet qui le premier utilisera la main droite pour toréer et non plus exclusivement pour tuer débouchera sur la notion d’ancienneté : aura désormais le privilège de toréer en premier le Matador le plus ancien. A sa mort, en 1853, Cayetano Sanz, El Tato et Gordito assurent l’interim jusqu’à ce qu’en 1865 Rafaël Molina "Lagartijo" reprenne le sceptre du toreo. ....suite ...