La
célébration des corridas dans les villes membres de l'UNION DES
VILLES TAURINE DE FRANCE est légale, et par conséquent, exclue des
sanctions prévues à l'article 521-1 du Code Pénal. Quel
que soit le propriétaire des arènes, et quel que soit l'organisateur,
le Maire est seul responsable du maintien de l'Ordre Public dans sa Commune à
l'occasion de la célébration des corridas ou autres spectacles taurins,
et doté de pouvoirs de police lui permettant d'assurer ce maintien. Le
présent règlement est établi dans le respect de l'objet poursuivi
par l'UNION DES VILLES TAURINES DE FRANCE qui est d' assurer la défense
et la sauvegarde des courses de toros avec mise à mort, et d'en permettre
la célébration correcte, en conservant à ces spectacles leur
caractère de noblesse et d'équilibre, en empêchant notamment,
que ne soient commis des abus dans la présentation des animaux destinés
à être combattus . L'UNION DES VILLES TAURINES DE FRANCE souligne
la qualité et la valeur des professionnels français, toreros et
éleveurs, et souhaite leur participation aux spectacles organisés.
Il est par ailleurs précisé que les dispositions du présent
règlement ne sauraient affecter ou concerner en aucune façon les
conditions de travail ainsi que les rémunérations des différentes
personnes intervenant dans les spectacles taurins organisés dans les villes
appartenant à l'U.V.T.F. Le présent règlement devra être
obligatoirement observé dans toutes les villes membres de l'UNION DES VILLES
TAURINES DE FRANCE. Il devra être signé par tout exploitant d'arène
(empresa) annexé au contrat d'empresa.
o
OBJET ET CHAMP D'APPLICATION
ARTICLE
1 Le présent règlement a pour objet le contrôle
de la préparation, de l'organisation et du déroulement des spectacles
taurins ainsi que des opérations et activités s'y rattachant, en
vue de garantir les droits et intérêts des spectateurs et personnes
y prenant part. ARTICLE 2 Le présent
règlement reprend un grand nombre de dispositions figurant dans le Règlement
de Spectacles Taurins espagnol actuellement en vigueur, complété
par des aménagements propres à la France, permettant la célébration
de ces spectacles dans notre pays, tout en respectant l'esprit des textes régissant
en Espagne la "Fiesta Brava"; ARTICLE 3 Pour son application, le présent règlement devra faire obligatoirement
l'objet d'un arrêté municipal que les arènes soient la propriété
de la Ville ou celle d'un particulier ou d'une société, et quel
que soit le mode de gestion. ARTICLE 4 La célébration des spectacles taurins est subordonnée
à l'autorisation préalable de l'Autorité Municipale. Cette
autorisation entraînera automatiquement le strict respect des prescriptions
du présent règlement;
o
LA COMMISSION TAURINE EXTRA MUNICIPALE
Afin
d'apporter à l'Administration Municipale une aide technique, une Commission
Taurine Extra-Municipale - en abrégé C.T.E.M. - sera obligatoirement
constituée dans chaque ville adhérant à I'U.V.T.F. ARTICLE
6 Le Maire décidera du nombre de personnes composant la
C.T.E.M qui comprendra : - le Maire ou son délégué, comme
président de droit. - des membres délégués du
Conseil Municipal, désignés par le Maire. - des personnalités
choisies pour leur compétence, appartenant ou non à des associations
ou sociétés taurines de la Ville, ayant au moins trois ans d'existence
et justifiant d'une activité continue, ainsi que d'un vétérinaire
de préférence membre de "l'Association Française des
Vétérinaires Taurins" - A.F.V.T. - chacune de ces personnes
étant individuellement désignée par le Maire. - le Maire
peut déléguer sa fonction de président de la commission à
un membre du Conseil Municipal ou à une personnalité choisie par
lui pour sa compétence. En cas d'égalité de voix, celle
du Président sera prépondérante. ARTICLE
7 La charge de membre de la C.T.E.M est gratuite. Les membres
de la C.T.E.M sont nommés pour un an, reconductibles. ARTICLE
8 La C.T.E.M se réunit obligatoirement: a) avant le
début de la saison pour être informée des projets de l'organisateur,
b) pour la visite de chaque lot de bêtes après son arrivée
aux corrals de la "plaza", c) à la fin de la saison pour
en tirer les enseignements, d) à l'initiative du quart au moins de
ses membres, par demande faite au président de la commission Le Maire
ou son délégué devra tenir compte des décisions de
la C.T.E.M en les rendant exécutoires conformément au présent
règlement. Les procès-verbaux de chaque réunion seront
transmis le plus rapidement possible à chacun des membres de la commission
ainsi qu'au Maire qui pourra, s'il le juge utile, les faire suivre au Président
de I'U.V.T.F. ARTICLE 9 La C.T.E.M
aura pour attribution principale : a) de conseiller le Maire pour tout ce
qui concerne les affaires taurines, b) de veiller au respect des dispositions
du présent règlement , c) d'effectuer des vérifications
avant la course et de surveiller les opérations auxquelles sont affectées
deux ou trois de ses délégués : à la cavalerie, aux
piques, aux banderilles, au débarquement et dans la mesure du possible
à l'abattoir. A cet effet, les délégués bénéficieront
d'une autorisation de séjourner dans le "callejon", d) de
vérifier que l'état de la surface de la piste est compatible avec
le bon déroulement de la course ainsi que l'existence et le tracé
des lignes concentriques réglementaires définies par l'article 64,
e) d'assister aux opérations de vérification des dépouilles
des bêtes combattues. Le délégué affecté à
cette fonction aura libre accès dans la mesure du possible aux abattoirs
des arènes, ou de la ville, ou encore à tout autre lieu où
pourraient être transportées les dépouilles, f) de demander
au Maire la saisie des cornes ou des viscères et déjections ainsi
que des prélèvements sanguins, lorsque l'état ou le comportement
des animaux laisse supposer une altération de leur intégrité
physique, g) d'intervenir d'une façon générale chaque
fois que prévu par le présent règlement.
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LES ARENES ET LEUR PERSONNEL
Les arènes françaises
sont classées en deux catégories, 1ère et 2ème, correspondant
respectivement aux 2ème et 3ème catégorie des " plazas
de toros" espagnoles. Sont de deuxième catégorie les arènes
de toutes les autres villes taurines; ARTICLE 10 Sont de première catégorie, les arènes des villes suivantes
: ARLES - BAYONNE - BEZIERS - DAX - MONT DE MARSAN - NIMES - VIC FEZENSAC. Les
présentes dispositions s'appliquent également aux arènes
non permanentes ainsi qu'aux arènes portatives.
DES
INFIRMERIES
ARTICLE 11 Les organisateurs de tous spectacles taurins devront garantir, en toute occasion,
aux personnes intervenant à l'occasion des dits spectacles, l'assistance
sanitaire nécessitée par des accidents ou des blessures pouvant
survenir au cours de leur célébration. ARTICLE
12 En ce qui concerne les infirmeries, les moyens minima, tant
du point de vue matériel que du personnel médical, doivent être
partout les mêmes, quelle que soit la catégorie des arènes
ou du spectacle considéré. ARTICLE
13 L'infirmerie de toute "plaza" sera constituée
par une pièce propre, aérée, munie d'un point d'eau et d'un
très bon éclairage, ayant si possible un accès direct sur
le "callejon" et une sortie facile sur l'extérieur. Dans
le cas où il n'y aurait pas d'infirmerie fixe, un bloc opératoire
mobile devra être obligatoirement prévu. ARTICLE
14 L'infirmerie devra être équipée de tout
le matériel nécessaire permettant de pratiquer sur place la chirurgie
d'urgence spécifique à la corrida; - deux boites de chirurgie
générale avec le nécessaire pour effectuer un clanipage vasculaire,
- du matériel d'anesthésie et d'intubation ainsi que l'oxygène,
l'aspiration, et la possibilité de réaliser des perfusions; ARTICLE
15 L'équipe médico-chirurgicale sera placée
sous la responsabilité d'un spécialiste - chirurgien, transfuseur,
etc.. désigné comme médecin responsable - par le propriétaire
ou le gérant de la "plaza", Mairie, Régie Municipale,
propriétaire privé, concessionnaire, etc.. Ce médecin
responsable choisira les autres membres de l'équipe de façon à
ce qu'il y ait au minimum: un chirurgien, un anesthésiste réanimateur
et deux infirmiers diplômés d'Etat. Le médecin responsable
pourra s'adjoindre autant de spécialistes qu'il pourra le désirer,
en particulier un second chirurgien et un deuxième anesthésiste.
Chaque membre de l'équipe demeure responsable de son poste. ARTICLE
16 Avant le paseo, deux ambulances se tiendront en permanence à
proximité immédiate de la porte extérieure de l'infirmerie,
avec sortie aisée, et seront prêtes à effectuer le transport
immédiat du blessé vers le centre de soins désigné
(clinique ou hôpital) par le médecin responsable. Si le blessé
désire être soigné dans un établissement autre que
celui désigné par le médecin responsable il devra supporter
seul les frais de transport correspondants et donner décharge au médecin
responsable. ARTICLE 17 Le Maire ou
son délégué, assisté du Président de la course,
doit s'assurer auprès du médecin responsable de la conformité
des installations de l'infirmerie et des moyens d'évacuation avec les prescriptions
du présent règlement. Le fait pour le médecin responsable
d'accepter sa mission sous-entend implicitement qu'il entérine les moyens
mis à sa disposition et les juge suffisants. Chaque année, un
mois avant le premier spectacle, le médecin responsable de l'infirmerie
produira au Maire un certificat établi par ses soins, attestant que l'infirmerie
est dotée de moyens matériels et humains indispensables pour remplir
sa mission. Si tel n'était pas le cas, il lui appartiendra soit de
retarder le début du spectacle dans l'attente de la remise en ordre et
la conformité, soit de l'annuler. Les toreros participant à
la course auront le droit de vérifier avant le début du spectacle
que toutes les prescriptions prévues par le présent règlement,
en ce qui concerne les infirmeries sont respectées. Ils pourront, s'ils
le désirent, demander à l'autorité compétente la délivrance
d'un certificat attestant de cette conformité. Les articles 11 à
17 du présent règlement seront obligatoirement affichés à
la porte et à l'intérieur des infirmeries.
DES
PERSONNELS DIVERS
ARTICLE 19-
des Alguazils Deux alguazils désignés après avis
du Maire ou de son délégué, effectueront le paseo à
cheval et assureront le service intérieur du callejon dans les arènes
de première catégorie. Il pourra n'y en avoir qu'un seul dans les
arènes de deuxième catégorie. Les alguazils devront faire
preuve de connaissances satisfaisantes du présent règlement et de
la langue espagnole. Les alguazils transmettront aux toreros et aux employés,
pour exécution, les ordres de la Présidence sans outrepasser leurs
fonctions et se départir du ton de circonspection et de respect qui sied
à leur charge. ARTICLE 20- des
"mozos de caballos" et des "areneros " Les mozos
de caballos en nombre suffisant, seront destinés à aider les picadors
à se mettre en selle, régler les étriers et conduire les
chevaux pour entrer en piste ou en sortir. Il leur est interdit de faire se
retourner brusquement le toro et d'appeler, de quelque manière que ce soit,
l'attention de celui-ci sauf lorsqu'il s'agit de faire un "quite" à
une personne en danger - torero ou autre- et de conduire les chevaux par la bouche
pour les mettre en suerte. Après la mise en suerte les mozos se retireront
à la barrière et s'abstiendront de toute activité. Chaque
picador aura à son service deux mozos qui le suivront mais qui ne pourront
rester dans le ruedo que durant la suerte de pique dans laquelle ils interviennent.
Les areneros porteront une tenue uniforme et décente . ARTICLE
21 - des placeurs Aux endroits adéquats,
il y aura un personnel de placeurs pour le service des spectateurs. Lorsque
l'un de ceux-ci se comportera d'une façon incorrecte, ces employés
réclameront l'aide des agents de l'autorité afin de faire respecter
l'ordre . ARTICLE 22- des
vendeurs ambulants Les vendeurs ambulants ne pourront circuler qu'avant
le spectacle et pendant l'arrastre de chaque toro, et seulement par des endroits
ou le public n'en sera pas gêné. L'introduction et la vente de
boissons en bouteille -verre ou plastique- ou en boîte -métal ou
plastique- sont interdites sur les gradins.
DE
L'HORLOGE ARTICLE 23 Une
horloge en bon état de marche et visible de la Présidence, sera
installée dans toutes les arènes.
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DISPOSITIONS COMMUNES A TOUS LES SPECTACLES
CHAPITRE I -
CLASSIFICATION
DES SPECTACLES ET CONDITIONS REQUISES POUR LEUR ORGANISATION ET LEUR CELEBRATION ARTICLE 24 Un spectacle taurin, quelle
qu'en soit la catégorie, ne pourra être annoncé au public
et ne pourra avoir lieu si son affiche n'a pas été préalablement
approuvée par le Maire. ARTICLE 25 Les spectacles taurins relevant du présent règlement sont classés
et répertoriés selon les normes qui suivent: - CORRIDAS DE TOROS
dans lesquelles sont combattus par des matadors de toros conformément aux
dispositions du présent règlement, des animaux ayant au minimum
quatre ans et moins de six ans. Afin d'acquérir la qualité de
matador de toros, l'intéressé devra justifier de sa participation
à vingt novilladas avec picadors. L'accession au rang de matador de
toros s'effectuera au cours d'une corrida de toros conformément aux dispositions
du Règlement des spectacles taurins espagnol (cérémonie de
l'alternative). - NOVILLADAS AVEC PICADORS dans lesquelles sont combattus
par des matadors de novillos avec picadors dans les mêmes conditions que
celles exigées pour les corridas de toros des animaux de trois à
quatre ans. Afin d'acquérir la qualité de matador de novillos
avec picadors, l'intéressé devra justifier de sa participation à
quinze novilladas sans picadors; - NOVIILLADAS SANS PICADORS dans lesquelles
sont combattus par de jeunes débutants des animaux de deux à trois
ans sans qu'ils soient piqués; - CORRIDAS DE REJONES dans lesquelles
sont combattus à cheval par des rejoneadores de toros ou des novillos;
- FESTIVALS habituellement organisés au profit d'uvres de bienfaisance
ou d'actions uvrant pour la défense ou la promotion de la "Fiesta
Brava" dans lesquels seront combattus des animaux de plus de deux ans, les
participants étant vêtus du "traje campero ". Leur
déroulement sera conforme aux règles régissant le déroulement
du combat d'animaux d'âges identiques à ceux combattus; - BECERRADAS
dans lesquelles sont combattus - avec ou sans mise à mort - des animaux
de dix huit à vingt quatre mois par des professionnels, ou le plus souvent,
par des " aficionados" placés obligatoirement sous la direction
d'un matador de toros ou de novillos, voire un banderillero confirmé, qui
assumera les fonctions de directeur de lidia. Les participants aux becerradas
revêtiront l'habit de "campo" ou le "traje campero"
- ESPECTACULOS COMICOS TAURINOS " ou "TORERO COMICO " dans
lesquels seront combattus des animaux de deux ans. ARTICLE
26 Les toreros des catégories suivantes: MATADORS DE
TOROS - MATADORS DE NOVILLOS AVEC PICADORS - MATADORS DE NOVILLOS SANS PICADORS
- REJONEADORS - BANDERILLEROS ET PICADORS, Quelle que soit leur nationalité
devront obligatoirement justifier de leur appartenance à une association
professionnelle. L'inscription à cette association garantit le professionnalisme
de chaque intervenant ainsi que les intérêts légitimes de
toutes les parties intéressées à l'organisation et la célébration
de ces spectacles. En ce qui concerne les toreros de nationalité française,
seront classés et reconnus comme matadors de toros ceux dont la date d'alternative
est antérieure à la date d'entrée en vigueur du présent
règlement. Par la suite, une alternative ne pourra être conférée
et reconnue valable qu'après participation à vingt novilladas
avec picadors (voir article 25-a) du présent règlement. ARTICLE
27 Sur l'affiche officielle annonçant une CORRIDA DE TOROS,
ou une NOVILLADA AVEC PICADORS, on indiquera : * La catégorie du spectacle
conformément à l'Article 25 ci-dessus. * L'année, la
date et l'heure de sa célébration. * Le nombre de bêtes
à combattre, le nom de l'éleveur tel qu'il est répertorié
aux divers Syndicats ou Associations d' Eleveurs espagnols, portugais et français,
la localisation géographique de l'élevage, ainsi que son fer et
sa devise. * Le nom des Matadors dans l'ordre strict de leur ancienneté,
les noms étant imprimés en caractères identiques et précisant
: accompagnés de leurs cuadrillas complètes ; * Le nom de l'Organisation
responsable. * Le spectacle se donnera en conformité au Règlement
Taurin de I'U.V.T.F. Aucune affiche concernant les spectacles énumérés
ci-dessus, et auxquels participeraient seulement un ou deux matadors ne pourra
être approuvée si le nom d'un sobresaliente - matador de remplacement-
n'y figure pas. Ces sobresalientes seront, obligatoirement de même rang
que le spectacle annonce. Pour les NOVILLADAS SANS PICADORS, Les CORRIDAS
DE REJONES, Les BECERRADAS, Les FESTIVALS et le TOREO COMICO, les affiches devront
porter les mêmes mentions que celles indiquées ci-dessus. ARTICLE
28 Dans tous les spectacles, le bétail provenant d'Espagne,
du Portugal et de France devra être inscrite dans le livre généalogique
de son pays d'origine. ARTICLE 29 L'Organisateur
n'aura pas l'obligation de faire combattre plus d'animaux que ceux annoncés
et ce, bien qu'ils aient donné peu de jeu, ou que l'un ou plusieurs d'entre
eux aient été renvoyés aux corrals pour être devenus
inutilisables après leur entrée en piste. Dans ce cas, les Matadors
qui devaient les combattre, passeront leur tour, comme s'ils les avaient déjà
estoqués. Par contre, si l'état physique de l'animal s'est détérioré,
avant sa sortie en piste, celui-ci sera renvoyé aux corrals et remplacé
par l'animal de réserve, sans que passe le tour du Matador qui devait le
combattre. A cet effet, quelle que soit la catégorie de la plaza, l'organisateur
devra fournir, en cas de nécessité, pour chaque corrida, au minimum
un animal de réserve prêt à être immédiatement
combattu. Cet animal devra avoir été, au préalable, présenté
à la Commission Taurine Extra-Municipale. -Tout animal, entré en
piste et non estoqué, quel qu'en soit la raison, sauf en cas "d'indulto"
-animal gracié- devra obligatoirement être abattu afin d'éviter
toute utilisation ultérieure.
CHAPITRE
II - DROIT ET OBLIGATIONS DES SPECTATEURS
ARTICLE
30 1 - Les spectateurs ont le droit d'assister au spectacle dans
son intégralité et selon les dispositions qui résultent de
l'affiche annonciatrice. 2 - Les spectateurs ont le droit d'occuper la place
qui leur correspond. Dans ce but, les employés des arènes les aideront
à gagner celle-ci. 3 - Lorsqu'un, ou plusieurs Matadors annoncés
ne pourront participer au spectacle, l'Organisateur portera de toute urgence le
fait à la connaissance du public au moyen d'avis suffisamment lisibles
apposés aux bureaux de location et de vente des billets, à l'entrée
des arènes ainsi que par tous les moyens médiatiques disponibles,
en indiquant les raisons de l'absence, ainsi que le nom du, ou des remplaçants.
La substitution ira de préférence à un professionnel
français. Il en sera de même lorsqu'il sera nécessaire de
remplacer une ou plusieurs bêtes appartenant au lot d'animaux prévus
pour être combattus par d'autres animaux d'élevages différents
de celui annoncé. Le remplacement d'un ou plusieurs matadors par d'autres
n'appartenant ni à la même catégorie ni à la catégorie
immédiatement inférieure, ainsi que le changement de ganaderia de
la moitié des bêtes de l'élevage annoncé par des animaux
provenant d'un ou plusieurs élevages distincts, donnera aux spectateurs
le droit de demander le remboursement de leurs billets. Ce même droit leur
sera également accordé en cas d'annulation ou de report du spectacle.
Les lieux, dates et heures de remboursement seront portés à
la connaissance du public par voie de presse ou d'affiche dans les meilleurs délais
et en tous cas, dans les 48 heures qui suivront l'annonce de l'annulation, du
report ou de la modification du spectacle annonce. En cas de report, le remboursement
devra intervenir avant la nouvelle célébration du spectacle et de
toute façon avant l'expiration d'un délai maximum de 15 jours à
partir de la suspension. Les billets non validés demeureront valables pour
la course reportée. Les catégories permettant la classification
des matadors sont déterminées par référence au classement
annuel établi -par la MUNICIPALE de Seguimiento del Convenio Colectivo
Nacional Taurino en vue de fixer les rétributions minimales de toreros
subalternes. 4 - Si le spectacle est annulé après la sortie
en piste du premier animal et pour des raisons non imputables à l'Organisateur,
le spectateur n'aura pas droit à un quelconque remboursement. 5 - Le
spectateur a droit à ce que le spectacle commence à l'heure annoncée.
Si le début du spectacle est repoussé, on annoncera au spectateur
présent la cause du retard. Si le retard est supérieur à
une heure, le spectacle sera annulé et le spectateur aura droit au remboursement
du prix du billet. Au cas ou le spectacle serait annulé pour des motifs
imputables à l'Organisateur ; celui-ci sera dans l'obligation de régler
aux professionnels participant au dit spectacle, l'intégralité de
leurs honoraires. 6 - L'annonce par haut-parleur d'une communication ou d'un
avis urgent destiné au public en général ou à un spectateur
en particulier, ne pourra se faire qu'avec l'accord du président, et en
aucune façon pendant la lidia d'un animal. 7 - Les spectateurs pourront
demander l'attribution des trophées aux matadors qui en auront été
dignes une fois achevées leurs prestations en agitant, selon la tradition
le mouchoir blanc. ARTICLE 31 Il est
formellement interdit aux spectateurs : a) d'introduire dans les arènes
des boissons en bouteille verre ou plastique ou en boîte métal ou
plastique, ainsi que des banderoles autres que celles mentionnant le nom, l'insigne
ou le logo d'associations taurines régulièrement constituées
et déclarées. b) de lancer dans la piste ou sur les gradins
quelque objet que ce soit, susceptible de causer des blessures ou de perturber
le déroulement de la course. c) de sauter dans la piste ou le callejon.
d) de troubler de quelque façon que ce soit l'ordre public et le déroulement
du spectacle. ARTICLE 32 Seuls pourront
se trouver dans le callejon : a) les toreros et leurs accompagnateurs b)
le personnel de l'arène c) les agents de l'autorité : police,
municipalité, aguazils, délégués de la Commission
Taurine Extra-Municipale. d) les médecins et leurs aides e) le
ou les vétérinaires, dont la présence d'au moins l'un d'entre
eux est obligatoire pour le - déroulement du spectacle f) le ou les
Organisateurs g) l'éleveur ou son représentant h) les personnes
détentrices d'une autorisation d'y séjourner délivrée
par le ou les Organisateurs dans la limite des places disponibles dans les burladeros
(ou abris). La vente des places de callejon est formellement interdite. Toutes
les personnes autorisées à séjourner dans le callejon à
l'exception de toreros travaillant ce jour là, devront porter ostensiblement
et en permanence la carte ou le badge leur en permettant l'accès. ARTICLE
33 La vente des billets et des abonnements sera soumise au respect
des dispositions concernant les spectacles publics, la défense des consommateurs
et des usagers, celles établis par le présent règlement ainsi
d'éventuellement celles définis par le cahier des charges autorisant
la concession des arènes. Les abonnements pourront couvrir une saison
complète ou se limiter à une féria ou à une série
de spectacles donnés à l'occasion des fêtes traditionnelles.
Les abonnés n'auront d'autres droits que ceux accordés par l'Organisateur
lors de la souscription de l'abonnement sur les affiches et dans les programmes
édités pour chaque saison ou série de corridas. L'Organisateur
devra pour chaque ouverture d'abonnement, respecter le droit au renouvellement
de leurs places aux personnes ayant souscrit un abonnement la fois précédente.
La classification et le prix des places seront affichés conformément
à la législation en vigueur. La revente des billets et des abonnements
est interdite (loi du 27 Juin 1919). ARTICLE 34 Une fois commencé la vente des billets, l'Organisateur ne pourra suspendre
un spectacle sans le consentement du Maire ou de son délégué
qui requiem s'il l'estime nécessaire l'avis de la Commission Taurine Extra-Municipale.
L'Organisateur devra formuler cette demande de suspension au Maire ou à
son délégué en la motivant, avant l'apartado. Lorsque
le spectacle aura été suspendu après avoir commencé,
pour un motif qui de l'avis du Maire ou de son délégué sera
de force majeure, les spectateurs n'auront pas droit au remboursement de leurs
billets. ARTICLE 35 Lorsque le spectacle
se prolongera jusqu'à la nuit, l'Organisateur sera tenu d'éclairer
convenablement la piste. En cas de force majeure en accord avec le Maire ou
son délégué, la course pourra être annulée ou
renvoyée à une date ultérieure. En cas de renvoi, les toreros
annoncés au cartel auront - priorité s'ils en manifestent le désir.
Le remboursement des billets devra être effectué aux personnes
qui le demanderont : - en cas d'annulation, ce remboursement sera obligatoire,
- en cas de renvoi, il s'effectuera si demandé, selon les modalités
prévues par l'AVIS AU PUBLIC figurant à l'article 37 ci-après.
ARTICLE 37 Le contrat passé
entre l'organisateur et le client détenteur d'un billet sera repris dans
l'AVIS AU PUBLIC ci-après qui devra obligatoirement figurer au dos des
billets, et être apposé dans tous les lieux de vente. AVIS AU
PUBLIC En cas de force majeure, la course pourra être annulée
ou renvoyée à une date ultérieure. Le remboursement des billets
sera alors effectué aux personnes qui le demanderont, le lieu, la date
et l'heure du remboursement étant annoncés dans les 48 heures. En
cas de renvoi, le remboursement s'effectuera avant la nouvelle célébration
du spectacle et en tous cas dans un délai maximum de 15 jours à
dater de la suspension. Les billets non remboursés demeureront valables
pour la course reportée. En cas de suspension pour cas de force majeure
après l'entrée en piste du premier toro, la course ne sera pas renvoyée
et aucun remboursement ne sera effectué. Les accidents ou blessures
survenant à un animal après son entrée en piste ne donneront
pas lieux à son remplacement. Par contre si au moment de sa sortie
en piste, il s'avère que l'état physique d'un animal s'est dégradé,
le rendant ainsi inapte au combat dans des conditions normales, le président
décidera de son remplacement. A cet effet, conformément au règlement,
l'Organisateur devra prévoir la fourniture d'au moins un toro de réserve
pour chaque CORRIDA DE TOROS OU NOVILLADA AVEC PICADORS . Si un ou plusieurs
des matadors annoncés n'est finalement pas présent pour cause de
blessure ou cas de force majeure, et que son remplaçant n'appartient pas
à la même catégorie ou à celle immédiatement
inférieure à la sienne, de même que si la moitié des
animaux de l'élevage annonce se trouvent remplacés par d'autres
provenant d'un ou plusieurs élevages différents, les possesseurs
de billets pourront, au plus tard avant le début de la course demander
à être rembourses . Les spectateurs ne pourront gagner ou quitter
leur place pendant le combat d'un toro, sauf cas de force majeure. IL EST
FORMELLEMENT INTERDIT : (Article 31 du Règlement) - D'introduire dans
les Arènes des boissons en bouteille verre ou plastique, ou en boite métal
ou plastique, ainsi que des banderoles autres que celles mentionnant uniquement
le nom, l'insigne ou le Logo d'associations taurines régulièrement
constituées et déclarées. - De lancer dans la piste,
ou sur les gradins quelque objet que se soit susceptible de causer des blessures
ou perturber le déroulement de la course. - De sauter dans la piste
ou le Callejon. - De troubler de quelque façon que ce soit l'Ordre
Public, et le déroulement du spectacle. LA REVENTE DE CE BILLET EST
INTERDITE (Loi du 27 juin 1919)
CHAPITRE III
- PRESIDENCE TECHNIQUE ET POUVOIRS DE POLICE
ARTICLE
38 Le déroulement de la course est placé sous la
direction d'un Président, chargé de veiller au strict respect des
dispositions du présent règlement et des usages en vigueur. Le
Président est désigné par le Maire ou son délégué.
Le Président sera assisté de deux assesseurs techniques désignés
également par le Maire ou son délégué. Le Président
doit prendre l'avis des assesseurs. ARTICLE 39 Le matin de la course, le Président, à l'heure fixée
par l'organisateur, assistera aux opérations de l'apartado , du sorteo
et de la mise en " chiquero ". Le Président assisté
des assesseurs ainsi que des délégués aux piques, banderilles
et à la cavalerie devront statuer sur les problèmes survenus aux
bêtes à lidier le jour de la course entre la date de la visite du
bétail par la C.T.E.M et le moment du sorteo. ils seront assistés
du représentant de I'U.V.T.F. Au moyen des mouchoirs qui lui seront
fournis par l'organisateur, le Président donnera le signal du commencement
du spectacle, très exactement à l'heure prévue par l'affiche,
ordonnera le déroulement des différentes phases de la course, fera
intervenir la musique selon les coutumes de la plaza considérée,
musique après l'arrastre, donnera les avis réglementaires aux matadors,
ordonnera le retour aux corrals d'un animal, et octroiera les récompenses
méritées par les toreros ou les toros. ARTICLE
40 Le Président fera exécuter ses ordres dans la
piste et le callejon par l'intermédiaire des alguazils qui doivent s'abstenir
de toute initiative personnelle . Ceux-ci, conformément aux instructions
du Président, seront en particulier chargés de surveiller l'ablation
des trophées accordés aux toreros, et leur remise à ceux-ci.
Pendant le déroulement de la course l'un des alguazils se tiendra en
permanence dans le callejon à la disposition du Président, afin
d'en recevoir les ordres. ARTICLE 41 Le
spectacle sera considéré comme terminé lorsque le Président
aura abandonné le palco (loge présidentielle). ARTICLE
42 L'autorité municipale et les pouvoirs de police en matière
de maintien de l'ordre public détenus par le Maire, pourront être
délégués par celui-ci à toute personne de son choix
ayant capacité de recevoir cette délégation.
o
DISPOSITIONS VISANT À GARANTIR L'INTEGRITE DU SPECTACLE
CHAPITRE I - CARACTERISTIOUES DU BETAIL A COMBATTRE ARTICLE 43 L'AGE : L'âge
d'un animal est déterminé par le certificat de naissance. *
CORRIDA DE TOROS : quatre ans minimum et moins de six ans * NOVILLADA AVEC
PICADORS : trois à quatre ans * NOVILLADA SANS PICADORS : deux à
trois ans * CORRIDA DE REJONES : indifféremment l'un des âges
indiqués pour les corridas de toros et les novilladas. * FESTIVALS
: deux ans et plus * BECERRADAS : moins de deux ans * TOREO COMICO : un
à deux ans LE POIDS En fonction de la catégorie de l'aréne
catégorie 1 ère catégorie 2 ème catégorie
Corrida de toros Poids minimum en vif 460 Kg 435 Kg Novilladas avec picadors
Poids maximum en vif 500 Kg 500 Kg ARTICLE 44 Les animaux destinés à être combattus à l'occasion
des différentes catégories énumérées ci-dessus
seront tous, obligatoirement, des mâles. Le "trapio" (présentation
physique) des animaux destinés aux CORRIDAS DE TOROS et aux NOVILLADAS
AVEC PICADORS devra correspondre, selon la catégorie de l'arène
considérée, au poids et aux caractéristiques zootechniques
de l'élevage dont ils proviennent. ARTICLE
45 Les cornes des animaux combattus en CORRIDAS DE TOROS et NOVLLLADAS
AVEC PICADORS devront être intactes et, par conséquent, n'avoir subi
aucune manipulation visant à les modifier, les raccourcir ou arrondir leurs
extrémités. ARTICLE 46 1
- Les animaux borgnes, ainsi que ceux dont les cornes seront abîmées
(" astilladas ", "escobilladas ", " despitorradas ")
ou malades (" hormigones") ou enfin cassées (" mogones"),
ne pourront être combattus en CORRIDAS DE TOROS . Ils pourront l'être
en NOVILLADAS AVEC PICADORS à l'exception des borgnes - à condition
qu'il soit précisé clairement et de façon visible sur les
affiches, qu'il s'agit d'animaux refusés à la tienta et aux cornes
défectueuses (desechos de tienta y defectuosos ). 2 - Dans le TOREO
DE REJONES, les cornes pourront être manipulées, sans que leur partie
osseuse en soit affectée. 3- Dans les autres spectacles, si les cornes
des animaux de moins de deux ans présentés paraissent susceptibles
de causer des risques graves, elles pourront être manipulées ou emboulées.
Elles devront l'être obligatoirement lorsque les animaux auront plus de
deux ans.
CHAPITRE II - TRANSPORT DU BETAIL
ET EXAMENS PRELIMINAIRES
ARTICLE 47
Les animaux destinés aux CORRIDAS DE TOROS ainsi qu'aux
NOVILLADAS AVEC PICADORS devront arriver dans les corrals des arènes en
temps déterminé d'un commun accord par l'organisateur et le ganadero,
en fonction des caractéristiques de chacun desdits corrals et, en tous
cas, au plus tard trente heures avant l'heure du début de la course, sauf
cas de force majeure. Si au moment d'embarquer les animaux à l'élevage
l'organisateur estime que l'état des cornes ou la présentation physique
d'un ou de plusieurs d'entre eux s'est dégradé depuis la précédente
visite, il pourra demander au ganadero le remplacement des animaux litigieux.
Au cas où celui-ci ne pourrait satisfaire cette demande, l'organisateur
lui formulera par écrit, préalablement à l'embarquement,
ses plus expresses réserves et l'avisera de son intention de faire examiner
- après leur mise à mort les animaux en litige, et ce, indépendamment
des pouvoirs accordés par le présent règlement au Maire ou
au Président de la C.T.E.M. autorisant celui-ci à demander au Président
de I'U.V.T.F. la réalisation des expertises qui paraîtraient nécessaires.
Pour le transport, chaque animal sera embarqué dans des compartiments
individuels dûment construits et aménagés à cet effet,
dont la solidité et la sécurité seront à toute épreuve,
afin que les animaux, et plus particulièrement leurs cornes, ne souffrent
d'aucun dommage. Les cages seront pourvues d'ouvertures permettant leur ventilation.
Elles devront être scellées par l'organisateur - une fois l'embarquement
réalisé - avant le départ du camion de l'élevage.
Une fois débarqués dans les corrals, il appartiendra à
l'organisateur de prendre toutes les mesures et dispositions permettant la surveillance
permanente des animaux jusqu'au moment de leur sortie en piste le jour de la course.
ARTICLE 48 La C.T.E.M se réunira
dès que possible après l'arrivée des animaux sur convocation
de son Président en accord avec l'organisateur. Celui-ci tiendra à
la disposition des membres de la commission, afin qu'ils puissent en prendre connaissance,
les copies du certificat d'origine et sanitaire et du certificat de naissance
des animaux, attestant de leur inscription au livre généalogique
du pays d'origine. ARTICLE 49 La C.T.E.M
procédera à la reconnaissance des bêtes par la vérification
de : a) la concordance des marques distinctives et des numéros relevés
sur les bêtes avec ceux mentionnés sur les certificats, b) la
présence du numéro de l'année de naissance sur l'épaule
des animaux, c) l'état des armures, d) la présentation générale
des bêtes, e) la déclaration de l'éleveur certifiant le
bétail "limpio" , si elle est délivrée. ARTICLE
50 La C.T.E.M prendra connaissance de l'avis d'un vétérinaire
diplômé concernant l'état de santé apparent des bêtes
et en particulier des éventuelles déficiences manifestées
depuis leur arrivée (boiterie par exemple). ARTICLE
51 La C.T.E.M fera au Maire les observations découlant de
cette visite de reconnaissance et proposera: - soit l'avis favorable d'autorisation
de la course sans condition, - soit l'avis favorable sous réserve du
remplacement de l'un ou plusieurs des animaux, selon les possibilités de
l'organisateur, - soit l'avis défavorable. Si une modification
intervient dans la composition du lot d'animaux destiné à la course
à l'issue de la visite de reconnaissance, celle-ci sera affichée
aux guichets de location et de vente des billets, aux portes des arènes,
et portée à la connaissance du public par tous les moyens médiatiques
disponibles. ARTICLE 52 Si l'état
des armures de certains animaux permet de supposer qu'une manipulation frauduleuse
est intervenue, la C.T.E.M en avisera le Maire afin que celui-ci puisse décider
d'une éventuelle saisie des cornes suspectes, en vue de leur examen. ARTICLE
53 Les avis de la C.T.E.M sont pris à la majorité
des voix de ses membres, celle du Président les départageant en
cas d'égalité. ARTICLE 54 Lorsque les avis de la C.T.E.M auront été communiqués
au Maire, celui-ci décidera de leur opportunité et de la suite à
leur donner. Il fera connaître sa décision motivée à
la C.T.E.M avant la course sur les avis reçus avant celle-ci.
CHAPITRE
III- EXAMENS ET OPERATIONS PREALABLES A LA COURSE
ARTICLE
55 Le matin de la course, à l'heure fixée par l'organisateur,
le Président de la C.T.E.M, ou son représentant, accompagné
du Président de la course, des assesseurs techniques, et du vétérinaire
de la C.T.E.M, examineront une nouvelle fois les animaux pour s'assurer que ceux-ci
n 'ont pas perdu leur aptitude au combat. Au cas où un quelconque défaut
apparaîtrait, le président de la course entendra l'opinion de l'éleveur,
ou de son représentant, décidera de l'aptitude au combat des animaux
examinés faisant si nécessaire appel à un ou plusieurs "
sobreros " selon les disponibilités de la plaza. ARTICLE
56 Une fois achevées les vérifications indiquées
à l'article précédent, le président de la corrida
fera procéder au tirage au sort ( sorteo ) conformément aux règles
de la profession. Le sorteo achevé, on procédera à la
séparation ( apartado ) des animaux chaque animal sera placé dans
son " chiquero " individuel, tandis qu'une surveillance constante sera
établie jusqu'à leur sortie en piste. ARTICLE
57 Le président de la CTEM devra exiger la preuve (contrats)
que les cuadrillas seront complètes lors du spectacle, le Maire étant
en mesure de retarder la course jusqu'à ce que les cuadrillas soient au
complet. Par ailleurs, le Maire ou le président ou son délégué
devront exiger, au plus tard avant le sorteo : - la présentation de
la preuve d'une couverture sociale pour les intervenants désignés
au chapitre précédent. - leurs certificats de naissance dont
les photocopies devront être obligatoirement expédiées à
cet organisme pour contrôle.
CHAPITRE
IV - DES EXAMENS "POST MORTEM "
ARTICLE
58 ARENES DE PREMIERE CATEGORIE 1 - CORRIDAS DE TOROS A
l'occasion de chaque corrida de toros organisée dans les arènes
de première catégorie, une commission de contrôle chargée
d'examiner les dépouilles des animaux dès la fin de l'arrastre interviendra
obligatoirement, sans que l'organisateur ne puisse s'y opposer. Cette commission,
dont la composition sera soumise à l'approbation du président de
l'U.V.T.F. sera composée de trois membres, à savoir: a) un membre
du bureau de I'U.V.T.F. délégué en chaque occasion par celui-ci,
b) un vétérinaire appartenant à l'Association Française
des Vétérinaires Taurins (A.F.V.T.) désigné par ladite
association et agréé lui aussi par le bureau de l'U.V T F, c)
le vétérinaire de la C.T.E.M de la ville concernée. Le
président de la C.T.E.M ou l'un de ses représentants membre de la
commission, pourra assister à ces opérations de contrôle.
C'est au seul délégué de l'U.V.T.F qu'il appartiendra
de décider de la mise en uvre des contrôles après avoir
recueilli les avis des trois autres membres de la commission. Ces contrôles
porteront sur les points suivants: A - L'age Il sera contrôlé
par vérification du marquage indiquant sur la bête son année
de naissance, et par consultation du certificat de naissance attestant celle-ci.
B - Le poids Il sera contrôlé par pesage des dépouilles
à l'arrastre ou par la suite, en canal. C - Les armures Elles seront
tout d'abord contrôlées au moment de l'apartado. Au cas où
il semblerait aux membres de la commission de contrôle qu'une ou plusieurs
armures auraient pu être l'objet de manipulations, le délégué
de l'U.V.T.F. décidera de les examiner et, éventuellement, de les
prélever aux fins d'expertise dès la fin de l'arrastre. Cette
même décision pourra être prise en cours de combat. En
conséquence, préalablement à l'arrastre, le délégué
de I'U.V.T.F. fera part au ganadero ou au mayoral de sa décision de procéder
à l'examen des armures dès la sortie de piste de l'animal suspecté,
et les invitera à assister au dit examen. Si celui-ci semble confirmer
une possible manipulation, le délégué de I'U.V.T.F. prenant
en compte l'avis des deux vétérinaires membres de la commission,
pourra ordonner la saisie des cornes suspectes, lesquelles (deux par animal suspecté)
une fois séparées du " chignon " (os frontal) seront,
au moyen d'une perceuse électrique, percées à très
exactement 10 cm de leur pointe afin de mettre en place sur chacune d'elle, un
scellé. Par la suite, le délégué de l'U.V.T.F.
placera les armures saisies et mises sous scellés sous la garde du vétérinaire
des arènes jusqu'au jour où s'effectuera l'expertise finale complète.
D - Les viscères, les délections, le sang . Au cas où
le comportement au cours du combat d'un ou plusieurs animaux paraîtrait
anormal aux membres de la commission, le délégué de l'U.V.T.F
pourra décider de faire effectuer, aux fins d'analyse, des prélèvements
de viscères, de déjections ou de sang. Ces prélèvements
réalisés par le vétérinaire de I'A.F.V.T., le ganadero
ou le mayoral ayant été invité à y assister, seront
scellés et adressés au laboratoire de Toxicologie de l'Ecole Nationale
Vétérinaire de Lyon. Les résultats de ces analyses seront
en premier lieu communiqués au président de I'U.V.T.F qui en informera
son bureau ainsi que le Maire intéressé et le président de
l'association à laquelle appartient l'élevage concerne. Après
consultation de sa C.T.E.M, le Maire pourra éventuellement formuler des
demandes de sanctions par l'intermédiaire du président de I'U.V.T.F.
E - Expertise complète finale des armures. A l'occasion de chaque
prélèvement le délégué de l'U.V.T.F. établira
et visera un procès-verbal de saisie, qu'il fera parvenir au président
de l'U.V.T.F. Une fois la temporada achevée, le président de
l'U.V.T.F., en accord avec son bureau et le président de l'A.F.V.T. décidera
du jour de l'expertise complète finale des armures saisies au cours de
la saison. Cette expertise aura lieu au Laboratoire d'Anatomie de l'Ecole
Nationale Vétérinaire de Toulouse. Les vétérinaires
au nombre de trois minimum, chargés de ces examens seront désignés
d'un commun accord par les présidents de l'U.V.T.F. et de I'A.F.V.T. parmi
les vétérinaires membres de ladite association préalablement
agréés par le bureau de l'U.V.T.F. Le président de I'U.V.T.F
invitera le président des associations concernées ainsi que les
éleveurs concernés ou leurs représentants, éventuellement
des vétérinaires, à assister à ces examens. Les
résultats de ceux-ci seront communiqués au président de I'U.V.T.F
qui les portera à la connaissance de son bureau ainsi qu'au président
d e l'association concernée. Il les transmettra également aux maires
intéressés afin que ceux-ci, après consultation de leur C.T.E.M
respective, puissent éventuellement formuler leurs demandes de sanctions.
2. NOVLLLADAS AVEC PICADORS Les contrôles seront réalisés
par le vétérinaire de la C.T.E.M et porteront sur les points suivants:
- l'âge, qui sera contrôlé par la vérification du
marquage indiquant sur la bête son année de naissance, et par consultation
du certificat de naissance attestant celle-ci, - le poids, qui sera contrôlé
par pesage des dépouilles "à l'arrastre " ou ultérieurement
"en canal" - les armures, dont les pointes doivent être i
ntactes 3 - AUTRES SPECTACLES Seul l'âge sera contrôlé.
ARENES DE DEUXIEME CATEGORIE 1 - CORRIDAS DE TOROS Les opérations
de contrôle dans les arènes de deuxième catégorie sont
du ressort de la C.T.E.M Indépendamment de ceux qu'il fera réaliser
pour l'âge et le poids des animaux, dans les mêmes formes que celles
prévues pour les arènes de première catégorie, le
président de la C.T.E.M pourra également décider d'effectuer
d'autres contrôles. C'est ainsi qu'en concertation avec les autres membres
de la commission et plus particulièrement son vétérinaire,
il pourra décider en cas de présentation ou de comportement suspect
d'un ou plusieurs animaux, de faire prélever une fois l'arrastre achevé,
cornes, viscères, déjections et sang provenant des animaux suspectés.
Le ganadero ou le mayoral seront invités à assister à
ces examens et prélèvements; Les procès-verbaux de ces
contrôles; établis par le vétérinaire, seront visés
par le président de la C.T.E.M qui les fera parvenir au maire pour suite
à donner. Le Maire pourra décider de porter les faits à
la connaissance du président de 1'U.V.T.F. et lui demander de joindre les
prélèvements concernant sa plaza à ceux des arènes
de 1ère catégorie, afin qu'ils soient examinés conjointement
à l'occasion de l'expertise complète finale à l'issue de
laquelle des sanctions pourront être éventuellement prononcées.
2 - NOVILLADAS AVEC PICADORS Les contrôles seront réalisés
par le vétérinaire de la C.T.E.M de la même façon que
pour les arènes de 1ère catégorie et porteront sur les mêmes
points 3 - AUTRES SPECTACLES Seul l'âge sera contrôlé.
Toute manuvre de la part de l ' organisateur pour se soustraire (ou
tenter de se soustraire) à cette procédure constituerait un e fa
u te grave passible de sanctions voire même de dénonciation de contrat
sans indemnité ni contrepartie.
CHAPITRE
V - DES GARANTIES ET MESURES COMPLEMENTAIRES
ARTICLE
59 Les matadors ou leurs représentants, apoderados ou banderilleros,
un par cuadrilla, feront avec les animaux destinés au combat autant de
lots, les plus égaux possibles, qu'il y aura de matadors participant à
la course. Le tirage au sort " sorteo" décidera du lot revenant
à chacun d'eux. Le président de la course devra assister au
sorteo auquel pourront également participer tous les toreros intervenant
dans la course. Une fois le sorteo achevé, on procédera à
la séparation et à la mise cri " chiqueros" des animaux
selon leur ordre de sortie en piste résultant du tirage au sort. Tous
les animaux combattus dans les arènes de 1ère et 2ème catégorie,
sauf ceux destinés aux Corridas de Rejones, porteront les devises identifiant
leur élevage. Ces devises seront conformes aux dimensions et normes définies
par le Règlement des Spectacles Taurins Espagnol en vigueur. L'organisateur
devra présenter le matin de la course à 10 heures au minimum, quatre
chevaux destinés aux picadors. Ces chevaux devront être convenablement
dressés et dotés d'une mobilité suffisante , sans être
l'objet de manipulations tendant à modifier leur comportement. Le poids
des chevaux net et sans harnachement devra correspondre à celui fixé
par le Règlement des Spectacles Taurins Espagnol en vigueur, c'est-à-dire
entre 500 et 650kg . Chaque picador, par ordre d'ancienneté et de commun
accord avec ses collègues, choisira le cheval qu'il utilisera au cours
du combat sans pouvoir refuser ceux approuvés par les vétérinaires.
Lorsqu'un cheval sera blessé ou se révélera impropre
à être utilisé au combat, le picador pourra changer de monture.
L'organisateur qui confiera à un contractant la fourniture des chevaux
le fera toujours sous sa propre et unique responsabilité. ARTICLE
61 Le caparaçon protégeant les chevaux de picadors,
fait de matériaux légers et résistants, devra correspondre
aux normes définies par le Règlement des Spectacles Taurin Espagnol
en vigueur. Il en sera de même pour les étriers. ARTICLE
62 Les piques seront présentées par l'organisateur
au délégué de la C.T.E.M avant l'apartado, dans une boite
scellée que celui-ci ouvrira. Elles ne serviront que pour une course
et porteront, sur la partie entourée de corde, le sceau préalablement
posé par les organisateurs compétents à savoir " La
associacion de Matadores Españoles de Toros y Novillos y de Rejoneadores
", la "Union Nacional de Picadores y Banderilleros ", y la "
Union de Criadores de Toros de Lidia ". Les piques, leur hampe, ainsi
que leur façon de les monter devront correspondre, tant pour les corridas
de toros que pour les novilladas avec picadors, aux normes et règles fixées
par le Règlement des Spectacles Taurins Espagnol. Elles devront être
montées la face plane vers le haut, sur une hampe convexe. Une fois
achevé l'examen des piques et des caparaçons, ces matériels
seront mis en sécurité par le délégué de la
C.T.E.M qui ne les remettra à leurs utilisateurs que peu avant le début
de la course. Le délégué de la C.T.E.M veillera à
ce que le montage des piques soit effectué correctement. ARTICLE
63 Toujours dans la matinée précédant la course,
l'organisateur présentera au délégué de la C.T.E.M
pour chaque animal à combattre, quatre paires de banderilles plus deux
paires dites "noires" ou de " châtiment ". Les banderilles
devront répondre aux normes définies par le Règlement des
Spectacles Taurins Espagnol en vigueur. Une fois achevé l'examen des
banderilles, celles-ci seront mises en sécurité par le délégué
de la C.T.E.M qui ne les remettra à leurs utilisateurs que peu avant le
début de la course. ARTICLE 64 Dans la matinée du jour fixé pour la corrida, le président
de la course, accompagné du président de la C.T.E.M ou son représentant,
et s'ils le désirent, de l'organisateur et des matadors - ou de leurs représentants
respectifs - inspecteront l'état de la piste et en feront réparer
les imperfections. L'état de la " talenquère " des "burladeros
" et des diverses portes sera également contrôlé Cette
inspection terminée, deux cercles concentriques seront tracés sur
le sol de la piste, le premier à une distance de sept mètres du
marchepied de la barrière, le second à une distance de dix mètres
de ce même marchepied (estribo). Des dérogations à ces
normes seront permises dans les arènes dans lesquelles la piste n'est pas
de forme circulaire. Le produit utilisé pour tracer ces cercles devra
être antidérapant afin de préserver la sécurité
des personnes intervenant dans le spectacle. ARTICLE
65 Les épées "estoques " et "estoques
de descabellar " répondront aux normes définies par le Règlement
des Spectacles Taurins Espagnol. ARTICLE 66 Les différents matériels utilisés dans les corridas de
rejones " rejones de châtiment ", "farpas", banderilles
et "rejones de mort" répondront aux normes définies par
le Règlement des Spectacles Taurins Espagnol . ARTICLE
67 Dans le cadre des dispositions réglementaires, l'organisateur
sera entièrement libre de son choix pour l'acquisition des toros, des chevaux,
des montures, des piques, des banderilles et des autres materiels utilisés
dans les corridas; Ni les toreros, ni les ganaderos, tant en leur nom personnel
qu'en celui des organisations qu'ils représentent ne pourront exiger de
l'organisateur que les toros soient achetés à tel élevage
ou telle entité déterminée, ni que les différents
matériels utilisés pour le combat soient fournis par des entrepreneurs
ou des fabricants désignés par eux. ARTICLE
68 L'Organisateur sera responsable de l'absence des animaux ou
des matériels indispensables au déroulement normal et réglementaire
du spectacle.
o
DU DEROULEMENT DE LA COURSE
CHAPITRE
I - DISPOSITIONS GENERALES
ARTICLE
69 1 - Les portes d'accès aux arènes seront ouvertes
au public une heure au moins avant le début prévu du spectacle;
2 - Tous les toreros devront être présents au plus tard quinze
minutes avant l'heure prévue pour le début de la corrida et ne pourront
quitter les arènes avant la fin des spectacles. Lorsqu'un matador demande
au président la permission de quitter l'arène avec sa cuadrilla
pour un motif justifié, il pourra y être autorisé une fois
terminée sa prestation en tenant compte du consentement de ses compagnons
de cartel. 3 - En cas d'absence d'un matador qui n'aurait pu être régulièrement
remplacé, les autres auront l'obligation d'intervenir à sa place
et devront donc combattre un animal de plus que ceux qu'ils devaient normalement
mettre à mort. Ceci après s'être mis d'accord avec l'organisateur
sur les aspects économiques découlant de cette intervention supplémentaire
non prévue par le contrat d'engagement; 4 - Au cas où tous les
matadors annoncés seraient blessés au cours du combat, le "
sobresaliente " dans les cas où le règlement l'impose, devra
les remplacer et combattre, puis tuer, tous les animaux restant à toréer.
Si le sobresaliente était lui-même empêché de le faire
le spectacle serait arrêté et définitivement terminé;
ARTICLE 70 1 - Avant d'ordonner le
commencement du spectacle, le Président s'assurera que toutes les dispositions
réglementaires auront été prises, que le personnel auxiliaire
de la plaza se trouve à son poste et que seules occupent le callejon les
personnes dûment autorisées; 2 - Le président dirigera
le déroulement du spectacle au moyen des mouchoirs de diverses couleurs
mis à sa disposition par l'organisateur, à savoir: a) blanc,
pour ordonner le début du spectacle, la sortie des toros, les changements
de "suertes", les avis et l'octroi des trophées (l'organisateur
devra fournir deux mouchoirs blancs), b) vert, pour indiquer le renvoi d'une
bête aux corrals, c) rouge, pour ordonner la pose des banderilles noires,
d) bleu, pour l'octroi d'un tour de piste à la dépouille de
l'animal, e) orange , pour accorder la grâce de l'animal. 3 - Les
avertissements du président à ceux qui participent à la lidia
seront transmis à tout moment par l'intermédiaire des alguazils;
4 - Le spectacle commencera au moment précis où l'horloge de
l'arène indique l'heure annoncée pour son début. Le président,
au moyen du mouchoir blanc ordonnera aux clarines et tambours de se faire entendre.
Aussitôt après, les alguazils après être venus saluer
le président, feront évacuer la piste avant de se placer à
la tête des matadors, des cuadrillas, hommes de piste, muletiers, palefreniers
"mozos de caballos ", pour commencer le paseo à l'issue duquel
ils remettront la clé du toril au " torilero" et se retireront
de la piste une fois celle-ci totalement dégagée. 5 - Les personnels
de service mentionnés ci-dessus, demeureront dans le callejon derrière
leurs burladeros respectifs s'ils n'ont pas à intervenir dans le combat.
ARTICLE 71 1 - Le spectacle se déroulera
conformément aux usages traditionnels et aux dispositions du présent
article et les suivants; 2 - Au moment de leur sortie en piste, les animaux
porteront la devise de l'élevage dont ils proviennent. Cette obligation
s'applique aux corridas de toros et aux novilladas avec picadors. 3 - La cuadrilla
de chaque matador comprendra deux picadors, trois banderilleros et un valet d'épée,
accompagné éventuellement d'un assistant. Si un matador combat
seul une corrida complète il devra ajouter à la sienne deux autres
cuadrillas. S'il y a deux matadors, chacun d'eux ajoutera à sa propre
cuadrilla un picador et un banderillero. Au cas où un matador ne devrait
combattre qu'un seul animal, sa cuadrilla sera composée de deux banderilleros
et un picador, mais s'il possède une cuadrilla fixe il devra la présenter
au complet; 4 - La direction du combat revient au matador le plus ancien dans
la profession il lui appartient de formuler aux autres toreros les indications
qu'il estime opportunes pour assurer le respect du présent règlement.
Chaque matador dirigera le combat des bêtes de son lot sans pouvoir
néanmoins s'opposer à ce que le torero le plus ancien supplée,
voire corrige ses éventuelles déficiences. 5 - Le matador, chef
de lidia qui, par négligence ou ignorance inexcusable, ne remplirait pas
ses obligations faisant ainsi sombrer le combat dans le désordre pourra
recevoir un avertissement du président et pourra, s'il néglige cet
avertissement être sanctionné comme auteur d'une infraction légère
. 6 - Les matadors annoncés mettront à mort par ordre d'ancienneté
professionnelle tous les animaux destinés à être combattus
dans la corrida, que ce soit ceux annoncés ou ceux qui les remplaceraient.
7 - Si durant le combat un matador est blessé, lésionné
ou malade avant d'effectuer la mise à mort, il sera remplacé pour
le reste de la " faena" par ses compagnons dans l'ordre rigoureux d'ancienneté.
Dans le cas où le fait se produirait après une entrée à
matar, le matador le plus ancien le remplacerait sans modification d'ordre des
combats. 8 - Le matador dont ce n'est pas le tour d'intervenir ne pourra abandonner
le callejon, même temporairement sans le consentement du président.
CHAPITRE
II - DU PREMIER TIERS (tercio) DU COMBAT
ARTICLE
72 1 - Le président ordonnera l'entrée en piste des
picadors une fois que l'animal aura été travaillé avec la
cape par le matador. 2 - Pour faire courir l'animal et l'arrêter, il
ne pourra y avoir en piste plus de trois banderilleros qui s'y emploieront dès
sa Sortie dans le ruedo en évitant des courses inutiles. 3 - il est
interdit de " recortar " (tordre) l'animal, de l'aveugler dans le capote
pour provoquer un choc contre la barrière ou de lui faire donner des coups
de cornes contre les burladeros . Le matador qui enfreindrait cette interdiction
recevra un avertissement du président et dans ce cas pourrait être
sanctionné comme auteur d'une infraction légère , en particulier
si par la suite de son intervention irrégulière l'animal souffrait
d'une diminution sensible de ses facultés. En cours de spectacle, à
la demande du chef de lidia ou du président de la course, l'état
de la surface de la piste sera rectifié si cet état l'exige; L'organisateur
disposera du matériel immédiatement disponible. ARTICLE
73 1 - Les picadors interviennent chacun à leur tour. Celui
qui doit intervenir se place conformément aux directives du matador concerné,
à l'opposé du toril , alors que l'autre picador se positionne dans
la partie de piste opposée au premier. 2 - Lorsque le picador se prépare
à piquer, lue fait en citant l'animal sur la droite sans dépasser
le cercle le plus proche de la barrière . Le picador veillera à
ce qu'aucun torero ne s'avance au delà de son étrier gauche . L'alguazil
interviendra en cas d'infraction à cette règle. 3 - L'animal
devra être mis en suerte sans qu'il ne franchisse le cercle le plus éloigné
de la barrière et, à aucun moment, les toreros ou les monosabios
ne pourront se tenir du côté droit avec son cheval 4 - Quand
l'animal s'élance vers le cheval le picador effectuera la suerte par la
droite, perpendiculaire au cercle extérieur. Il est interdit de vriller,
de fermer la sortie à l'animal, de tourner autour de lui, d'insister ou
de maintenir le châtiment s'il est mal donné; Le picador devra piquer
dans le haut du morillo. Si le toro se sépare du cheval, il est interdit
de le piquer à nouveau. Immédiatement Les toreros devront écarter
le toro pour, s'il y a lieu, le remettre à nouveau en suerte tandis que
le picador fera reculer son cheval afin de le repositionner . Les toreros
opèreront de la même façon lorsque l'exécution de la
suerte est incorrecte et surtout si elle se prolonge trop longtemps~ Les picadors
pourront à tout moment se défendre et protéger leur cheval.
5 - Si le toro ne charge pas le cheval après avoir été
placé à trois reprises au-delà du second cercle il sera mis
en suerte sans qu'il soit tenu compte de cette limite. 6 - Les animaux recevront
un châtiment approprié, pas inférieur à deux piques
, à chaque cas selon les circonstances. Le matador en piste pourra demander
s'il l'estime opportun, le changement de tercio et le président décidera
de ce qu'il a à faire, compte tenu du châtiment reçu par l'animal.
Le président pourra d'autre part ordonner le changement de tercio lorsqu'il
jugera que l'animal a été suffisamment châtié. 7
- Lorsque le président ordonne le changement de tercio, les picadors doivent
cesser immédiatement le châtiment, mais ils pourront continuer à
se défendre et protéger leur cheval jusqu'à ce que les toreros
retirent l'animal. 8 - Les toreros à pied qui enfreignent les normes
relatives à l'exécution de la pique recevront un avertissement du
président et pourront être sanctionnés au troisième
avertissement en tant qu'auteurs d'une faute légère. Les monosabios
sont considérés comme auxiliaires du picador, et à cet effet,
pourront utiliser un bâton. 9 - Le président donnera un avertissement
aux picadors contrevenant aux dispositions du présent article et pourra
les sanctionner selon la gravité de l'infraction commise. 10 - Un subalterne
de la même cuadrilla se tiendra en piste à côté du picador
qui ne participe pas à la suerte de piques, afin d'effectuer les quites
permettant d'éviter que l'animal dans sa fuite n'entre en contact avec
son cheval. 11 - Aucun toro ne pourra obtenir la " vuelta al ruedo "
(tour de piste post mortem) ou "l'indulto" (grâce du président)
s'il n'a pas fait preuve d'une bravoure suffisante à la pique. ARTICLE
74 1 - Durant l'exécution de la suerte de piques , tous
les matadors demeureront à la gauche du picador. Le matador à qui
correspond la lidia dirigera le déroulement de la suerte et interviendra
au moment qu'il jugera nécessaire. 2 - Nonobstant ce qui précède,
après chaque pique, les autres matadors feront un quite par ordre d'ancienneté.
Si l'un d'entre eux décline l'offre son tour passera. ARTICLE
75 Lorsque pour un accident quelconque l'un ou les deux picadors
de la cuadrilla en piste ne peuvent continuer leur prestation, ils seront remplacés
par ceux des autres cuadrillas par ordre d'ancienneté inversé. ARTICLE
76 Lorsque du fait de sa couardise un animal ne pourra être
piqué dans les formes indiquées dans les précédents
articles, le président pourra, à la demande du matador concerné,
ordonner le changement de tercio et décider de la pose des banderilles
noires ou de châtiment.
CHAPITRE III- DU
DEUXIEME TIERS (TERCIO) DU COMBAT
ARTICLE
77 1 - Une fois le changement de tercio ordonné par le président
on banderillera l'animal en lui posant trois paires de banderilles ou au minimum
deux sur décision du président. 2 - Les banderilleros interviendront
deux par deux. 3 - Pendant l'exécution de ce tercio, le matador qui
doit combattre le toro suivant se placera au centre du ruedo derrière le
banderillo qui va intervenir, tandis que le troisième matador se placera
derrière l'animal. De plus deux peones pourront intervenir afin d'aider
les banderilleros. 4 - S'ils le désirent, les matadors pourront banderiller
eux-mêmes l'animal qu'ils ont à combattre et, s'ils le souhaitent,
inviter les autres matadors à participer également à la suerte.
ARTICLE 78 Les toreros qui poseraient
des banderilles sans autorisation après l'annonce du changement de tercio
seront sanctionnés. ARTICLE 79 Lorsqu'en raison de blessures ou
accident les banderilleros d'une cuadrilla ne pourraient achever leurs interventions
ils seront remplacés par les plus jeunes de leurs collègues des
autres cuadrillas.
CHAPITRE IV - DU DERNIER
TIERS (tercio) DU COMBAT
ARTICLE 80 Avant de commencer la " faena de muleta" à son premier toro,
le matador devra demander au président, montera en main, l'autorisation
de l'effectuer, il devra également le saluer après la mort du dernier
toro qu'il lui appartenait de combattre selon le tour de rôle normal. ARTICLE
81 1 - Il est interdit aux toreros d'enfoncer l'épée
déjà plantée dans le toro, de donner le coup de grâce
(apuntillar) avant qu'il ne soit tombé ou de le blesser de quelque façon
que ce soit pour accélérer sa mort. 2 - Le matador en piste
ne pourra entrer à nouveau "a matar" tant que demeurera en place
sur la bête une épée utilisée lors d'une tentative
précédente ; 3 - Les toreros qui ne respecteraient pas les prescriptions
de cet article pourront être sanctionnés comme auteurs d'une infraction
légère . 4 - Le matador ne pourra descabeller (descabellar)
le toro qu'après avoir enfoncé une première épée.
ARTICLE 82 Si, dix minutes après
la première passe de muleta l'animal n'est pas mort, le président
ordonnera que soit d onné le premier avis ; trois minutes après
le second, et deux minutes plus tard le troisième et dernier. Le matador
et les autres toreros devront alors se retirer à la barrière jusqu'à
ce que l'animal regagne les corrals ou soit " apuntillado" en piste
; Au cas où il serait impossible de faire rentrer l'animal dans les corrals
ou de le tuer avec la puntilla en piste, le président ordonnera au matador
suivant dans l'ordre des interventions de le mettre à mort soit avec l'épée
ou avec le descabello en fonction de l'état de l'animal. Une fois ordonnée
la grâce par le président au moyen du mouchoir réglementaire,
le matador devra quand même simuler l'exécution de la mise à
mort. Pour cela il utilisera une banderille à la place de l'épée.
Une fois simulée la mise à mort et plantée la banderille
on rentrera l'animal au corral où lui seront prodigués les soins
indispensables à sa récupération physique. Dans un tel
cas, si le matador a été récompensé d'une ou deux
oreilles ou exceptionnellement de la queue, on simulera la remise de ces trophées.
Lorsqu'un animal sera gracié, l'éleveur sera tenu de rembourser
à l'organisateur le prix de la viande. ARTICLE
83 Les trophées octroyés aux matadors consistent
en salut au "tiers ", tour de piste, concession d'une ou de deux oreilles
du toro abattu et la sortie sur les épaules par la porte principale de
la plaza. L'éventuel octroi de la queue sera laissé à la
seule appréciation du Président. Les trophées seront
concédés de la manière suivante: - les saluts et le tour
de piste seront effectués par le matador conformément aux souhaits
du public qui, par ses applaudissements en aura exprimé le désir.
- la concession d'une oreille sera accordée par le Président
sur pétition majoritaire du public. L'octroi de la seconde oreille sera
de la seule compétence du Président qui pour se faire, prendra en
compte la demande du public, le comportement de l'animal pendant le combat , la
bonne conduite de celui-ci dans tous les tercios et le travail réalisé
tant à la cape qu'à la muleta et, principalement, la façon
dont l'estocade a été portée. La découpe des appendices
sera effectuée en présence d'un alguazil qui sera à son tour
chargé de les remettre au matador. La sortie en triomphe (" a hombros
") par la porte principale de la plaza sera permise seulement lorsque le
matador aura coupé deux oreilles au moins au cours de la course; S'il
y a pétition majoritaire du public, le Président pourra ordonner
au moyen du mouchoir bleu, le tour de piste de la dépouille de l'animal
q u i l'aurait mérité par sa bravoure exceptionnelle au cours du
combat. Le ganadero ou le mayoral pourront saluer ou faire un tour de piste
si la majorité du public le réclame. ARTICLE
84 Lorsqu'un animal aura mérité d'être gracié
en raison de son excellente présentation et son excellent comportement
dans toutes les phases du combat sans exception, notamment en prenant les piques
avec style et bravoure , le Président pourra dans les circonstances qui
suivent, accorder cette grâce afin que l'animal puisse être utilisé
comme " semental ", après les soins nécessités
par son état physique et ses blessures, et participer ainsi à la
préservation et l'amélioration de la race et de la caste de l'espèce.
La grâce devra être demandée mais majoritairement par le
public ainsi que par le matador concerné qui en manifestera expressément
le désir. Il sera de plus indispensable que le ganadero ou le mayoral de
l'élevage concerné fasse connaître son accord pour l'intermédiaire
d'un alguazil.
CHAPITRE V - AUTRES DISPOSITIONS
ARTICLE 85 Le président
pourra ordonner le renvoi des animaux sortis en piste si ceux-ci s'avèrent
manifestement impropres au combat en raison de défauts ostensibles ou de
comportement empêchant son déroulement normal. Lorsqu'un animal
deviendra inutilisable au cours du combat, de telle sorte qu'il sera nécessaire
de le mettre à mort en piste au moyen de la puntilla, il ne sera pas remplacé
par un autre. Si le matador indique que l'animal qu'il est en train de combattre
a déjà été toréé, le président
pourra ordonner son renvoi et son remplacement par un autre. Dès son
retour aux corrals, l'animal devra obligatoirement être abattu en présence
du vétérinaire. Lorsqu'après un temps raisonnable il
n'aura pas été possible de faire rentrer l'an i mal aux corrals
le président ordonnera qu'il soit mis à mort en piste p our le puntillero
ou, si ceci n'est pas possible par le matador de tour éventuellement aidé
par sa cuadrilla de picadors et banderilleros. ARTICLE
86 En cas de mauvais temps, ou de menace de mauvais temps, susceptible
d'empêcher le déroulement normal de la course, le président
avant que ne commence le "paseillo" demandera aux matadors leur opinion
quant à la possibilité de voir le spectacle se dérouler dans
des conditions normales, il leur précisera qu'une fois commencé,
celui-ci ne pourra être suspendu qu'en cas de détérioration
importante et prolongée des conditions météorologiques. il
sera procédé de la même façon lorsque le vent constituera
par sa violence un risque grave pour les toreros. Tenant compte de l'opinion majoritaire
exprimée par les matadors, le président décidera de la célébration
de la course ou de son renvoi. Si une fois commencé le spectacle voyait
son déroulement gravement perturbé par les conditions météorologiques
ou autres, le président pourra ordonner sa suspension temporaire jusqu'à
l'amélioration de la situation, ou en cas de persistance du mauvais temps,
sa suspension définitive. ARTICLE 87 Le déroulement des novilladas avec picadors sera soumis très
exactement aux mêmes règles que les corridas de toros à l'exception
de celles relatives aux caractéristiques du bétail. (Articles
43, 44 et 46 du présent règlement)
o
DISPOSITIONS PARTICULIERES RELATIVES A CERTAINS SPECTACLES
ARTICLE
88- CORRIDAS DE REJONES 1 - Sur l'affiche annonçant un spectacle
où interviennent des rejoneadors, on précisera si le bétail
à combattre a ou non ses défenses intactes. Dans le premier
cas, les examens préalables et post-mortem seront identiques à ceux
prévus par le présent règlement pour les CORRIDAS DE TOROS
et NOVILLADAS AVEC PICADORS. 3 - L'ordre d'intervention des rejoneadors alternant
avec des matadors à pied sera déterminé d'un commun accord
entre les différents participants et l'organisateur ou éventuellement
par ce dernier seulement, en fonction de l'état de la piste. 2 - Les
rejoneadors devront présenter un cheval de plus qu'il n'y aura d'animaux
à combattre, quel que soit l'état des armures de ceux-ci - intactes
ou épointées. 4 - Lorsque le rejoneador ne combattra qu'un seul
animal, il sera aidé par deux peones qui se conformeront à ses instructions
en s'abstenant de couper brutalement ou de casser la charge de l'animal. Lorsqu'il
en combattra plusieurs, il engagera un banderillero de plus qu'il n'y aura d'animaux
à combattre et, en cas de combat en " colleras" - par paire chacun
des deux rejoneadors engagera un banderillero supplémentaire. 5 - Les
rejoneadors ne pourront poser à chaque animal plus de trois " rejones"
de châtiment, et plus de trois "farpas" si la corrida se donne
à la mode portugaise. Ils pourront poser à chaque toro quatre banderilles
longues, la dernière pouvant être posée à deux mains,
et trois banderilles courtes ou trois " roses ". Lorsque le président
aura ordonné le changement de tercio, le rejoneador utilisera les rejones
de mort dont il ne pourra poser que trois au maximum et ne pourra mettre pied
à terre, pas plus que ne pourra intervenir le " sobresaliente"
(ex-matador de toros ou de novillos), avant de mettre l'animal à mort s'il
n'a été posé auparavant - ou essayé de poser - un
rejon de mort au minimum. 6 - Si cinq minutes après le changement de
tercio l'animal n'est pas mort, le président fera sonner le premier avis,
deux minutes après le second, à la fin duquel le rejoneador devra
obligatoirement mettre pied à terre s'il doit tuer lui-même ou laisser
intervenir le sobresaliente qui en a la charge. Dans chaque cas, on disposera
de cinq minutes après lesquelles le troisième avis sera sonné
et l'animal sera renvoyé au corral. 7 - Les rejoneadors pourront intervenir
par paire, mais dans ce cas ils ne pourront pas poser à eux deux, à
chaque toro, plus de trois rejones de châtiment ni plus de trois farpas
dans les corridas à la mode portugaise, ni ; Quel que soit le type de corrida,
à l'espagnole ou à la portugaise, plus de quatre banderilles longues
et quatre banderilles courtes ou quatre roses Pendant que l'un des deux rejoneadors
sera en train de combattre, l'autre se tiendra à l'écart et ne pourra
s'approcher du toro jusqu'à ce que son compagnon s'en soit écarté
afin de le couvrir à nouveau. Les deux rejoneadors ne pourront poser
plus de rejones de mort que ceux autorisés pour chaque toro. ARTICLE
89- FESTIVALS Les affiches concernant les Festivals seront obligatoirement
soumises à l'agrément du Maire, et devront préciser que le
spectacle est organisé et se déroulera conformément aux normes
et dispositions du Règlement Taurin Municipal de l'U.V.T.F. et aux dispositions
générales applicables aux autres spectacles taurins en tenant compte
cependant des dispositions ci-après: 1 - L'examen des animaux s'effectuera
conformément aux dispositions de l'article 58 relatives à ce genre
de spectacle et pourra avoir lieu le jour de sa célébration. 2
- Lors de tels spectacles on pourra combattre tous types d'animaux, à la
condition expresse qu'il s'agisse de mâles et qu'ils présentent les
garanties sanitaires nécessaires 3 - Les toreros devant y prendre part
pourront appartenir indifféremment à l'une des catégories
établies par leurs associations professionnelles respectives; Un novillero
devra obligatoirement participer au spectacle. Chaque cuadrilla comportera un
banderillero de plus qu'il n'y aura d'animaux à combattre, ainsi qu'un
picador pour chaque animal lorsque le festival sera piqué. En ce cas, les
piques devront correspondre à celles prévues pour chaque catégorie
d'animaux -toro ou novillo - et trois chevaux devront être présentés.
ARTICLE 90- BECERRADAS Les affiches
concernant les becerradas seront obligatoirement soumises à l'agrément
du Maire, et devront préciser que le spectacle est organisé et se
déroulera conformément aux normes et dispositions du Règlement
Taurin Municipal de l'U.V.T.F. et aux dispositions générales applicables
aux autres spectacles taurins en tenant compte cependant des dispositions ci-après:
Les animaux mâles destinés à être combattus en becerrada,
d'un âge inférieur à deux ans, seront reconnus aptes pour
ce genre de spectacle par le vétérinaire, en présence du
directeur de lidia qui déterminera s'ils présentent un danger pas
trop important. En ce cas, il en informera le président de la C.T.E.M (ou
son représentant) qui fera procéder à la diminution ou la
modification des défenses des animaux nécessitant une telle intervention.
De plus, afin d'éviter tous accidents, le Maire prendra toutes mesures
lui paraissant opportunes particulièrement en ce qui concerne le nombre
de participants aux combats. ARTICLE 91 Les organisateurs de CORRIDAS DE REJONES, de BECERRADAS, de FESTIVALS et de
TOREO COMICO, devront justifier auprès de l'autorité municipale
de la couverture sociale de chacun des participants au spectacle, en prenant les
bulletins correspondant de sécurité sociale, espagnole ou française,
ou éventuellement pour les participants non professionnels ne pouvant être
couverts par ces administrations, justifier de la souscription d'une police d'assurance
suffisante pour couvrir tous les risques ou accidents pouvant survenir à
l'occasion de la célébration du spectacle. Ils devront également
mettre en place l'assistance sanitaire prévue par les articles 11 à
17 du présent règlement.
o
SANCTIONS
ARTICLE 92 Le
Maire fera connaître au Président de sa C.T.E.M le résultat
des expertises qui lui auront été communiquées par le Président
de l'U.V.T.F.
ARTICLE 93 En fonction
de ce résultat, le Maire, qui aura recueilli l'avis de sa C.T.E.M décidera
de l'éventualité de demander au Président de l'U.V.T.F de
porter sa réclamation et sa demande de sanction au Président de
l'association d'éleveurs concernée. Outre celles prévues
par la loi dans le cadre du code pénal, des sanctions pourront être
prises à l'initiative du Maire dans le cadre des arrêtés municipaux
et en vertu de ses pouvoirs, ceux-ci pouvant être éventuellement
délégués par lui à toute personne de son choix ayant
capacité de recevoir cette délégation.